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g e n e s i s --- hawon.


 


g e n e s i s --- hawon.
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Sujet: g e n e s i s --- hawon.    Ven 29 Sep - 15:17

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g e n e s i s
h a n e u l  & d o w o n
( aesthetic ; playlist )


elle se faufile haneul, elle s’avance, gracieusement entre les personnes qui occupent le salon, elle se balade entre ses corps qui s’évertuent à se découvrir dans des danses improvisées. elle a chaud haneul, les perles de sueurs qui se forment à la base de sa nuque.
elle ne sait pas haneul, si c’est la chaleur de la pièce, si c’est le gilet qu’elle s’évertue à garder ou si c’est sa présence qui la rend ainsi, elle n’en sait rien. et y a le sourire niais, presque rêveur qui se dessine sur ses lèvres quand elle pense à lui.
lui, affalé sur le canapé qu’elle vient de quitter pour aller chercher des verres. lui qu’elle a quitté à regret. partir pour mieux revenir n’est-ce pas ?
c’est le regard qui pétille, quand elle regarde les bouteilles qui trônent fièrement sur cette table, réquisitionnée pour l’occasion. bar de dernière minute, soirée de dernière minute. l’index qui glisse, caresse le coin de la table alors qu’elle longue le bar. le regard qui vrille, dérive sur l’alcool qu’elle veut. et c’est le sourire fière qui trône sur le visage qu’elle attrape la bouteille, deux gobelets vides. mais haneul, elle veut s’amuser, alors elle en prend une autre. mélange douteux, mais rien que l’idée de le voir trempé ses lèvres dans ce liquide la fait sourire. les verres enfin prêt, haneul elle repart avec le trésor, le sourire aux lèvres. le regard qui cherche sa silhouette ((tant aimée)), tant adorée.
mais dans cette folie ambiante, dans cette soirée qui respire la joie de vivre ; y a le coeur qui se fracasse.
c'est l'effondrement. elle déchante, haneul, elle s'écrase.
désenchantement.
non.
c’est pas vrai. qu'elle pense fort. c'est pas possible qu'elle se dit.
haneul, respire. respire. y a le cœur qui fait chute libre. respire. les doigts qui se resserrent un peu plus sur les gobelets alors que sa respiration se bloque dans sa gorge. respire.
impossible -- et pourquoi pas haneul ? hein, pourquoi impossible ?

les paupières qui papillonnent. et elle cherche haneul, elle se demande si c’est pas sa vision qui lui joue des tours, si ce n’est pas l’alcool déjà ingurgité qui lui fait défaut. les oreilles bourdonnent, le son qu’est coupé, le cœur qui tambourine contre les tempes. et haneul, elle se retourne, rompt le contact avec cette vision. vision qui lui fait mal.

mal à la tête, mal au corps, mal au coeur;
pourquoi ? hein, pourquoi haneul ça te fait mal comme ça ?

elle pince les lèvres, ils sont rien ; juste des amis. mais haneul, elle espérait plus, elle voulait plus. mais c’est trop tard maintenant. et elle baisse le visage, la respiration qui reprend sa course, violente, la poitrine qui se soulève, fortement. ça fait mal. le regard qui se pose sur les gobelets et haneul, elle se mord les lèvres ; trop fort, si fort qu’elle s’ouvre la lèvre inférieure. le gout du sang qui lui fait tirer la grimace. et elle inspire haneul, cligne des yeux.
c’est pas grave. haneul, c’est pas grave. elle renifle, essaye de reprendre contenance, et sans s’en rendre compte, haneul, elle se retourne.
elle le voit, lui.
toujours sur ce canapé, en bonne compagnie. greluche refaite qu’elle n’aime pas. miss jalousie qui parle, qui dit du mal. et y a la gorge qui se serre, les lèvres qui se pincent et haneul, elle abandonne tout. elle abandonne les verres dans l’étreinte d’un inconnu, alors que son corps se dirige vers la sortie.
haneul, elle se sent de trop. vaut mieux rentrer haneul, c’est mieux pour toi, c’est mieux pour ton cœur. et elle traverse la foule. et l’espace d’une seconde, haneul elle se tourne. elle ne sait pas si il la voit, si c’est son regard qu’elle capte, mais elle continue haneul.

la fraicheur de cette nuit qui refroidit ses joues, les mains qui passent sur le visage, le souffle court, rapide, douloureux, le cœur qui tape contre la cage. la musique qui s’éloigne, la baraque qui s’éloigne.
et elle, elle s’éloigne de lui.

(…) haneul, elle marche, dans les rues d’hongdae. il est trop tard pour prendre le métro, inutile d’appeler le taxi, elle n’a pas d’argent. elle a besoin de marcher, de sentir le froid la faire exister, elle a besoin de se perdre dans ses pensées haneul, elle a besoin d’avoir froid, de faire passer les perles salées au coin de ses yeux comme une réponse à cette fraîcheur. les écouteurs dans les oreilles, la musique qui lui explose les tympans, elle se maudit presque d’avoir espérée. les mains dans les poches, y a le sourire soulagé qui se dessine sur ses lèvres quand elle voit son immeuble. (…) elle se débarrasse de ses chaussures dans un fracas, abandonne sa veste a même le sol. et haneul, la première chose qu’elle fait, c’est d’ouvrir la baie vitrée du salon, faisant pénétré le froid dans l’appartement.
choc thermique, mais elle en a besoin, elle a besoin de calmer le feu de son âme par la froideur du monde ; elle a besoin de calmer les émotions qui la submergent. et haneul, elle se laisse tentée par son balcon. pour la première fois. les bras qui s’appuient sur la rambarde, le regard qui se perd sur l’horizon, sans jamais s’attarder sur le bas. haneul, elle ne regarde jamais en bas. (…)



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nothing comes even close to half of you.
and she thought i wonder how i would’ve ended up if you hadn’t walked into my life --



☆ ÂGE : vingt-trois ans -- haneul, c'est l'errance d'une vie solaire, vingt-trois étés indomptés.
☆ OCCUPATION : c'est l'enfant parmi les enfants, la blouse blanche qui impose le respect et la curiosité, haneul, elle déambule, le sourire qui rayonne tel un soleil sur le bout des lèvres dans le service de pédiatrie de l’hôpital universitaire de séoul
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Sujet: Re: g e n e s i s --- hawon.    Dim 1 Oct - 18:25

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g e n e s i s
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23:32 et il tourne en rond, laisse ses doigts pianoter le bout d'accoudoir déchiqueté, loup solitaire qui se fait vraisemblablement amadouer.

La nuit gronde dans ses oreilles. Dowon il observe, il regarde, et la musique est presque étouffée par ses pensées disparates qui ne sont tournées que vers elle – créées que pour elle – intoxiquées que par elle. Les rires forts bercent tandis que les cris stridents réveillent momentanément les plus étourdis. Ce soir, dowon il quitte une nouvelle fois le quotidien lourd, le quotidien néfaste pour s'oublier quelques temps – pour se mêler à la fête tentatrice, pour se balancer au rythme de la musique. Mais dowon il demeure simplement avachi sur l'un des canapés, au fond de la salle, le sage parmi l'agitation pour une fois.

(y'en a (un) qui serait fier de toi.)

Les corps entassés, les corps enlacés, dowon il y fait pas attention, il se conserve avec plus de convictions. et même l'envie de la nicotine entre ses lèvres se fait enterrer quand elle est dans les parages. dowon, il a abandonné ce mauvais chemin qui guide l'envie d'une nuit agréable. Il ne défait pas ses yeux brumeux de sa silhouette enchantée depuis qu'elle est arrivée, la même qui attrape son âme pour mieux la noyer. Puis elle fuit, la jolie, déclare aller chercher d'autres verres – un peu plus un peu moins, il incline la tête plusieurs fois. « okay, dépêche-toi. »

Reviens vite, l'abandonne pas trop longtemps ; cours pas trop loin. haneul elle s'enfuit comme une étoile filante, délaisse la place à ses côtés – le vide prend place, pas pour l'éternité, alors il s'y fera. Il bascule doucement la tête en arrière, prend le temps de respirer, essaie de remettre les idées dans les bonnes cases. Sa main qui dépasse son col pour venir se loger sur ses yeux, puis l'autre qui rejoint la première – puis qui pressent, pressent tellement les paupières qu'elles pourraient exploser. Et il lui semble rester un moment-là, à moitié conscient, à moitié endormi.

Et -
et il se réjouit un peu quand il sent une main baladeuse sur sa cuisse, apprécie le contact nouveau.
Trop longtemps.
Temps de réaction trop lent.
(tu le sais dowon, réagis.)
Parce qu'il ne déchante pas immédiatement mais se voit accablé par une sorte de douche froide, parce qu'il sait – quand il reconnecte ses neurones. Il sait que ce serait trop osé, trop décalé, trop différent de sa manière d'agir habituelle.
Et -
et il ouvre les yeux ; retour à la réalité semblable à une brûlure à vif.
(ce n'est pas elle.)
(putain, ce n'est pas elle.)
Alors il s'enrage, le loup ; sort les crocs & dégage l'intrus d'une poigne guidée par l'emportement – violente, annonciatrice de la tempête – quand il s'aperçoit qu'il ne s'agit pas exactement de la personne espérée.
(mais d'une personne connue & rejetée, qui s'accroche, qui insiste.)
« qu'est-ce que tu fous hyeja ? » Il perd son sourire. « quoi ? je t'ai vu et- » ce n'est pas haneul, donc dowon il discute pas, il veut pas perdre son temps. « non, tu sais quoi ? laisse tomber. Bouge. »

Il se relève, ignore quelconque protestation & glisse entre les squelettes ambulants, la cherche. Introuvable. Impossible.

(il y croit pas, dowon.)

Elle ne les a pas vus, elle ne les a pas - cherche partout, mauvais pressentiment qui foudroie le palpitant. Qui énerve, qui agace, qui agresse. Et il parcourt, le souffle court, le cœur au bord du gouffre - ça pourrait lui foutre la migraine.

(t'as merdé dowon.)

« eh, mec – t'as vu haneul ? » alors il intercepte, dernier espoir. « ouais, elle est partie y'a un p'tit moment déjà – pourquoi ? »

Elle est partie – p a r t i e.
(partie ?)

________________


Il cogne une fois, doucement, puis une deuxième fois. Le bois de la porte semble presque raisonner. Mais y'a pas de son, pas de mouvement annonciateur d'une quelconque ouverture. Alors le front s'y colle. La respiration saccadée.

(parallèlement il tente de récupérer son souffle, aussi, de reprendre contenance après une course effrénée, précipitée.)
(il a pas hésité.)

Puis il retape, frappes plus rapprochées, plus désespérées, qui traduisent son impatience, son envie de réparer ce qu'il sait avoir cassé. Ça aura pris quelques secondes, probablement, qu'une petite vision pour écraser ce qu'ils avaient mis du temps à construire.
« haneul t'es là ? »
Il le sait, trop réthorique. il veut juste entendre sa voix. Alors c'est le soupir agacé qui se pointe quand y'a que le silence qui lui répond. Il sait pas quoi faire, pas quoi dire. Et il se dit que ce serait peut-être mieux qu'il la ferme, au final.
« ouvre-moi s'il-te-plaît. »

Une chance - laisse-le juste, s'expliquer.

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☆ ÂGE : traits pas encore rongés par le temps qui se dévoilaient narquoisement y'a déjà vingt-six ans.
☆ OCCUPATION : monsieur vous refile herbe & pétards de qualité contre quelques bouts de papier couleur jade ; l'affaire a vraisemblablement dérapé - au point de s'exposer, de tirer la langue aux flics quand ils ont le dos tourné.
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Sujet: Re: g e n e s i s --- hawon.    Dim 1 Oct - 21:27

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respire.
respire.
     (  – j’essaye )
respire haneul.
( – j’y arrive pas, ça veut pas. ça veut pas passer. ça bloque,
ça fait mal. je veux respirer )
r e s p i r e  haneul. calme toi haneul. oublie haneul.
( mais   --- je veux. – je peux pas. – je refuse.
je – je refuse d’oublier. je veux pas. )
alors n’oublie pas haneul. souviens toi.

( souviens-toi de lui, souviens-toi de cette main sur sa cuisse qui n’était pas la tienne,
souviens-toi de son visage, souviens-toi de cette fille ; tu veux pas oublier ? alors souviens-toi.
grave ce que tu ressens, là maintenant. )

respire. l’ordre pensé, l’ordre répété, l’ordre murmuré. le mot qui résonne, qui s’évanouie dans le vide. l’ordre qui balaye les pensées brouillonnes, les pensées désordonnées. qui balaye les idées qui font mal. et elle s’accroche haneul, les mains bien agrippées à la rambarde en métal. elle s’accroche si fort que les jointures de ses doigts deviennent livides, blanches. elle s’accroche si fort haneul, parce qu’elle a peur de tomber. elle a peur de tomber.

tomber, haneul ?
( tomber pour ne pas se relever )
( tomber pour être abandonnée, encore une fois. )

haneul, c’est la poitrine qui se soulève, qui s’abaisse. le mouvement qu’est dur, qui se fait un peu trop vite. c’est le sang qui bouillonne, c’est le cœur qui pompe à vive allure – à la moindre pensée, qui bat la course effrénée. c’est la réaction de l’épiderme face à la fraîcheur, le choc (qui ne dérange pas). c’est le froid du monde contre la peau brûlante, le sang dosé à l’adrénaline qui parcourt ses veines. c’est le cœur qui se contracte douloureusement dans sa cage, c’est la tête qui bascule vers le haut.
toujours vers le haut, jamais vers le bas haneul. souviens-toi, jamais vers le bas

et haneul, elle plonge, elle plonge dans l’immensité du ciel. elle se perd. elle se perd dans ce vide. ce vide, pourquoi il est vide le ciel ce soir ? elle ne sait pas, ça l’inquiète. alors elle se concentre haneul, elle se donne un point fixe dans ce vide – elle l’écarte de son esprit – juste le temps de quelques secondes. elle plisse les yeux haneul. et les secondes s’échappent, défilent et elle voit haneul. c’est le rictus qui étire doucement ses lèvres. et elle les voit, les étoiles. les étoiles qu’elle ne voyait pas. et le soupir de soulagement qui s’échappe de sa bouche. elle n’est pas toute seule, elle ne sera pas toute seule ce soir.

t’en es sûre haneul ?
seule.
pourtant tu l’es haneul. tu as déjà oublié ?


seule. le mot qui fait mal. le mot qui lui rappelle. le mot qui coince dans la gorge, le mot qui serre le cœur dans la poitrine. et elle n’oublie pas haneul, qu’elle est partie.
elle est partie, elle la laissé dans ses bras. et elle ferme les yeux haneul, les mains qui se resserrent encore un peu plus, elle se maudit haneul. son visage qui lui revient de plein fouet. elle n’aurait pas dû partir, elle aurait dû rester, elle aurait dû revenir sur ses pas. elle aurait dû la chasser, réclamer sa place.
sa place ? l’est-elle vraiment ?
elle aurait dû. mais elle a rien fait. r i e n.
mais elle ne l’a pas fait haneul, parce qu’elle n’arrive pas à s’imposer. elle s’écrase haneul.
alors tu sais, c’est pas dowon qui a écrasé ton cœur,
c’est toi qui la piétiné haneul.


dowon.
dowon. d o w o n. le prénom adoré, le prénom rêvé.
le visage gravé dans son esprit, le parfum qu’elle aime sentir. le regard qu’elle aime croiser du sien. le sourire qu’elle aime voir. la voix qu’elle aime entendre. il y a la lèvre inférieure qui se coince entre ses dents, le cœur qui se serre encore une fois. et haneul, elle a –l’impression- d’avoir tout perdu.
elle relâche la rambarde, elle agite doucement ses mains. et finalement, elles s’attardent sur son visage. visage brûlant. le souffle chaud qui se cogne contre ses paumes.
ça déborde. le trop plein d’émotions qui la submerge. des émotions qu’elle n’arrive pas à définir. c’est tellement plus facile dans les livres, tellement compliqué dans la réalité. et haneul, elle ne s’est jamais sentie à la hauteur d’une telle vague, raz-de-marée de sentiments ; souffrance ? colère ? amour ? douleur ? attachement ? perte ? vide ?

v i d e ; elle a l’impression d’être vide haneul, vide comme ce vide qui se présente à quelque centimètres d’elle ; vide comme un puzzle dont la pièce maîtresse est manquante -- démunie d’une pièce qui lui manque ; la pièce – dowon. dowon, la pièce de son propre puzzle, importante à son existence. arrachée par les soins d’une gamine détestée ; haneul, puzzle sans importance, sans élégance. mais c’est trop, n’est-ce pas ? de penser une telle chose ? alors pourquoi le ressent-t-elle comme ça ? elle n’en sait rien. c’est toujours comme ça ; drap de soie blanc cassé qui recouvre à la perfection la pierre marbrée.
elle déglutit haneul, ça passe plus, elle n’en peut plus. elle suffoque, elle recule, recule encore ; et c’est dans la sécurité de son antre personnelle qu’elle atterrit. et elle sent le poids lui tomber dessus, et elle sursaute haneul. les paupières qui papillonnent. le cœur qui s’acharne en une direction bien précise, le corps qui le suit d’instinct. coups portés contre la porte.

elle reste plantée là haneul, en plein milieu de son salon, les fins rideaux qui se soulèvent sous les brises nuitées. vide ? comblé ? la voix qui s’élève, doucement, feutrée par l’immense porte. et haneul, elle s’arrêterait presque de respirer pour l’entendre. pas légers, sans distinction, elle s’approche de la porte, les mains qui se plaquent contre le bois. le front qui se colle, l’oreille tendue. les sens aux aguets.

sa voix qui résonne.
sa voix.
et y a le sourire qui s’élargit, les paupières qui se ferment. mais elle n’ouvre pas haneul, elle est figée, appréciant l’idée qu’il soit venue jusqu’à elle. n’est-ce pas ? elle ferme les yeux, le soupire profond, silencieux qui s’échappe de ses lèvres et elle recule haneul, se mord les lèvres et revêt son masque de protection. elle reprend l’habituel, la douce, la joyeuse. l’indifférence. la main qui s’attarde sur la poignet de la porte, elle inspire profondément avant d’ouvrir.

le regard qui ne croise pas le sien. l’effort qu’elle fournit pour calmer la respiration rapide, ne rien montrer, ne rien laisser paraître. le sourire –faux qui se dessine sur ses lèvres, la tête qui se penche. l’habituelle. – dowon. prénom lâché, douceur affirmée dans la voix. le regard qui remonte, qui croise le sien. – tu t’es perdu ? mots lâchés, mots à moitié regrettés.
dowon, tu t’es perdu ? tu t’es perdu dans ses bras ou sur le chemin ? elle ferme les yeux, ouvre la bouche et la referme aussi tôt. elle lui en veut, mais c’est plus contre elle qu’elle est en colère. – j’veux dire, la fête est finie ?

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Sujet: Re: g e n e s i s --- hawon.    Jeu 19 Oct - 20:23

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Y'a un truc qui cloche.
Et peut-être -
Peut-être qu'il ne devrait pas s'approcher, de la fleur un peu fanée – aux racines qui se détériorent, aux pétales qui tombent, parce que le soleil se fait chaleur oppressante. Et peut-être qu'il ne devrait pas forcer, pas s'acharner davantage, mais plutôt dévaler les escaliers de son immeuble en sens inverse, quand il voit le sourire forcé & la mine grisée qu'elle tente de camoufler sous des vestiges de fleurs.

(ça te va pas, haneul, de faire semblant.)
(et ça le blesse que t'essaies encore devant lui.)

Et dowon, c'est une sorte d''astre brûlant - c'est celui qui ronge, qui brûle, qui enflamme d'un doux bouillonnement pour laisser tout-à-fait poussière quand on abaisse les paupières. Qui abîme sans mouvement, sans tourment, sans envie, juste parce qu'il est pas au bon endroit au bon moment ; juste parce qu'il est trop voyant, trop lumineux, trop gros, qu'il réussit pas exactement à se cacher aux autres pour se montrer qu'à elle.
Et si elle savait à quel point – à quel point -

(et il attend quoi, exactement ?)

Parce que c'est lorsqu'elle le fuit, tête la première dans le levé de voile de la mascarade bien tentée, qu'il sait dowon. les iris pourchassent désespéremment un ailleurs, les mêmes qu'il surprend habituellement – et inlassablement - à le dévorer tout cru, les mêmes dans lesquelles il rêve de se perdre à jamais.
Et, ça cogne, dowon. ça le tue, à la façon de coups de poignards bien placés.
Très fort, trop fort, ça heurte le palpitant.

(il t'a déçue, hein ?)
(t'es pas la première, probablement pas la dernière non plus.)
(même s'il aimerait.)

dowon il entre pas, bouge pas les pieds quasiment cloués et se contente de prendre appui sur l'encadrement – il l'observe, la redécouvre, la regarde, ose pas toucher de peur de fissurer un peu plus. Se fait même violence pour pas venir arracher ce masque ; pour pas chasser ce faux, ce tout d'hypocrisie, qui lui donnerait presque la gerbe. Qui lui murmure doucement, à l'oreille, entre deux vagues de bonheur éphémère :

Elle ne te fait pas confiance, idiot. Elle ne se montre pas.
Et la même voix effrontée qui viendrait glisser en quelques frissons contre sa peau laiteuse – à qui la faute ?

Le fauteur de trouble il relève pas le sarcasme, coince la réponse qui mettrait le feu aux poudres au fond de sa gorge, et ferme un peu les yeux. « nan, je m'suis juste tiré. » l'envie de se retrouver loin des âmes qui crient trop fort et près de celle qui murmure tout bas. Un temps, pendant lequel il fait un bref mouvement pour arranger ses cheveux, médiocre, paniqué à souhait. Et finalement, ce sont les pupilles qui se baladent sur la silhouette et qui repartent faire un tour dans l'appartement. Qui remarquent le bazar de l'entrée, les affaires négligemment jetées, comme un ouragan trop pressé pour se poser et ravager. A pas savoir – à s'inquiéter de l'état dans lequel il l'a laissée. « pourquoi t'es partie sans prévenir, hmm ? » Qu'il demande insolemment, tandis que les étoiles éteintes croisent les siennes en furie. « je – j'me suis – » inquiété tu sais ? de ce qui pourrait t'arriver, les pires chimères en tête, sous la lune, seule, toute seule.

Le soupire.
Le sourire joueur qui s'est pas pointé depuis le début – qui fait une brève apparition avant de repartir, sec.

« tu nous as vus, hein ? » À lâcher la bombe, à pas vouloir faire semblant, parce qu'ignorer le problème c'est juste le reporter, il le sait mieux que personne, c'est sa philosophie de vie, en principe. « écoute ; c'est pas ce que tu crois, d'accord ? ça semble vraiment – mais c'est pas du tout ce que tu crois, okay ? »

(et ça semble ridicule à entendre, faux à le baffer, bancal à se fourvoyer.)
Et il ne demeure pas prêt à se noyer dans la conversation trop sérieuse le prince, pourtant il le fait, il se force – pour elle, pour cette merveille. Alors il s'acharne, dépose les armes, souhaite s'expliquer en espérant que tout n'a pas été rayé à l'encre noire. « haneul. »

Regarde-le.

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Sujet: Re: g e n e s i s --- hawon.    Jeu 19 Oct - 21:54

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le regard qui fuit, qui ne s’accroche pas, qui n’admire pas ; le regard qui bascule vers d’autres horizons – juste histoire de. et elle retient son souffle haneul, le souffle qui se bloque dans les poumons, qui gonfle la poitrine, qui bloque dans la gorge. les lèvres pincées de pas savoir quoi faire de ce trop-plein d’air, de cette vague d’émotions, de ce bordel sans nom. elle étouffe haneul, elle se consume lentement, comme une bougie laissée à l’abandon un soir de noël.

le sourire qu’elle tente désespérément d’afficher – juste histoire de cacher, juste histoire de pas s’imposer.
de passer pour la bonne copine ( coup au cœur )
juste histoire de faire bonne figure alors qu’à l’intérieur ça se fissure, ( coup au ventre )
ça s’affaisse, ça se dégrade. le tout, le rien. ( maux à l’âme )

et dans ce chaos d’émotions invisible, y a l’espoir qui éclaire. infime, si petite mais auquel elle se raccroche. l’espoir de se dire qu’il est devant elle, et pas dans ses bras à elle. y a l’espoir qui la retient, qui l’empêche de ne pas tomber. de ne pas sombrer dans l’oubli. la langue qui passe sur les lèvres, le souffle qui s’échappe doucement. le masque qu’elle enfile rapidement.
le ton qui sonne ; le ton qu’est ignoré.

le regard qui se relève. une moue gênée sur le visage alors qu’elle hoche doucement la tête. « – j’espère que c’est pas à cause de moi.[i] » qu’elle souffle ; l’air qui brûle le passage, le regard qui se baisse, la respiration qui se fait bruyante. parce qu’elle sait que tu aimes les fêtes et haneul, elle veut pas être un frein.

[i]pourquoi ce serait à cause de toi haneul, tu te donnes trop d’importance.


elle déglutit, voix qui scande l’infamie dans sa tête ; voix qui ne cesse de lui chantonner, le rire insolent qu’elle n’est pas importante, qu’elle n’est pas grand-chose, qu’elle ne sera jamais plus. haneul. la bonne copine, celle qui restera toujours la bonne copine. la main qui se resserre sur la porte – sans penser une seule seconde à le faire entrer dans l’appartement.
elle se fige, le palpitant qui manque un battement. elle pince les lèvres. elle hausse les épaules, sourit faiblement. fronce le nez – signe avant-coureur du mensonge qu’elle s’apprête à laisser entendre. « – j’étais juste fatiguée. je me sentais pas très bien. » propos à moitié vrai. mais elle se garde bien de dire qu’elle a mal au cœur haneul, après tout, qui ça intéresse ?
ses maux sont nés silencieux, ils mourront silencieux.
ou peut-être peints, sur la toile, comme un dégueulis douloureux qu’elle garde à chaque fois.
elle tourne la tête haneul, elle déglutit, ça passe mal. une main qui passe dans ses cheveux.

tu quoi dowon ?
hm, tu quoi dowon ?
dis-le, dis-le moi, parles moi.


elle serre les dents, l’ombre de son sourire habituel sur les lèvres ;
ce voile de tristesse qui brouille son regard, ce voile de tristesse qui rend la chose encore plus douloureuse. le regard qui se perd derrière elle, sur son appartement, laissé en désordre. sur la baie vitrée, encore ouverte, sur les rideaux qui volent un peu – le frisson arraché.
et elle ferme les yeux haneul, la voix de dowon qui résonne, qui se cogne contre les parois de ses pensées. elle ne répond pas, ça ne sert à rien. les mots ne veulent jamais sortir quand elle doit le faire alors elle hoche la tête, lentement, lourdement.

la mâchoire qui se serre, la respiration qui se fait de nouveau lourde alors qu’elle se tourne vers lui. le regard qu’elle tente de garder intact, les larmes qu’elle essaye de ravaler. elle ne pleure pas haneul, elle ne pleure jamais – pourtant elle sait, elle a sût. à la minute où elle a déposé son regard sur lui, qu’il serait la cause de ses pleurs et de ses tourments.
( de son amour et de sa joie )

qu’est-ce que j’crois dowon ? hm.
répond moi, parce que je ne sais plus quoi penser.
dis-moi ce que je pense dowon, parce que j’ai l’impression de devenir folle,
de m’imaginer des choses, de ressentir des choses que je ne devrais pas.
dis-moi, éclaire moi. j’ai besoin de savoir si tout ça, c’était réel.


le souffle qui s’échappe de ses narines, le haussement d’épaule qui se fait à nouveau. « – si tu le dis, j’voulais juste pas déranger. » pas m’imposer, j’me suis imaginée, je me suis fourvoyer. pardonne-moi dowon, d’avoir cru mon cœur et pas la réalité. elle se racle la gorge, le nez qui se fronce, le regard qui ne tient pas. « – tu semblais en bonne compagnie, c’est tout. »
l’espoir infime d’attendre l’objection de sa part.
elle reprend une profonde inspiration. « – désolée, je ne voulais pas gâcher ta soirée … tu – tu veux entrer ? tu as soif ? » qu’elle lance, le regard qui s’efface, la silhouette qui se détourne alors qu’elle lâche la porte, ouverte. et elle s’écarte, s’avance vers la cuisine. les pas lourds, comme si elle traînait son cœur ; cœur lourd, comme un boulet. et elle s’arrête haneul, les paupières qui se ferment, les poings qui se serrent le long de son corps avant de se fondre dans ses cheveux. « – pourquoi t’es venu dowon ? » la voix qui tremble, le cœur qui tremble, les mains qui tremblent.
pour qui t’es venu dowon.

et elle se tourne lentement haneul,
haneul qui ne sait plus. qui ne sait pas, qui a oublié comment retenir sa peine. la vision humide, la respiration trop rapide, les lèvres qui se pincent. les bras qui se croisent contre son ventre mais qui remontent aussi vite, comme brûlés par le feu. qui serre la poitrine, le visage baissé.
haneul qui prend une place qui n’est pas la sienne. la tête qu’elle secoue de gauche à droite. « – ça fait mal dowon. »
mal de ne pas t’avoir, mal de ne pas être tienne.
mal de ne pas savoir, mal que tu ne sois pas mien.
mal.
mal.
m a l.

©️ SIAL — icons pastel breathing


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☆ MESSAGES : 105 ☆ ARRIVÉE : 17/09/2017 ☆ PSEUDO : wonderland, kass. ☆ AVATAR : byun jungha, la belle. ☆ CRÉDITS : hoodwink (av) + tumblr (justwinterwonderland) (sign) ☆ WONS : 241

nothing comes even close to half of you.
and she thought i wonder how i would’ve ended up if you hadn’t walked into my life --



☆ ÂGE : vingt-trois ans -- haneul, c'est l'errance d'une vie solaire, vingt-trois étés indomptés.
☆ OCCUPATION : c'est l'enfant parmi les enfants, la blouse blanche qui impose le respect et la curiosité, haneul, elle déambule, le sourire qui rayonne tel un soleil sur le bout des lèvres dans le service de pédiatrie de l’hôpital universitaire de séoul
☆ STATUT/ORIENTATION : célibataire, depuis la nuit des temps. l'âme pure mais elle a l'cœur capturé, la gamine.
☆ POINTS : 400



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