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karma makes jokes. (eridan)


 


karma makes jokes. (eridan)
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Sujet: karma makes jokes. (eridan)    Ven 6 Oct - 18:23
karma makes jokes

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il est bourée. encore.
et sunwoo lui dirait probablement que c’est pas bien. il est plus bourré que d’habitude, aussi. parce que, bah, son serveur fétiche, il était pas là ce soir. et que celui qui le remplaçait, il l’a pas arrêté avant qu’il devienne trop. trop.
non.
il lui a servi, resservi des verres. jusqu’à ce que jihei, il se souvienne plus trop de son prénom. ou de son âge. ou d’où il habite. et ça aurait été une bonne idée d’appeler sunwoo. probablement. sauf que sunwoo lui avait dit de plus oublier sons skate.
alors jihei, il a plus oublié son skate.

il est l’heure de rentrer il paraît, le bar ferme. il est jamais resté jusqu’à la fermeture du bar, jihei. et jihei, il pense à rien quand il est mis dehors par les videurs avec un groupe de piliers de bars comme lui.
jihei, il pense ni à eri, heureusement, ni à sunwoo, ni à jinsun, ni à kenny. surtout pas à kenny. ni à eri. faut pas penser. et c’est bien, il est plus dans la capacité de se souvenir de quoique ce soit, jihei.
alors il marche, il erre, son skate à la main.

et il s’dit, à un moment, que ce serait bien de monter dessus, et de rentrer. mais. il se heurte à un sérieux problème. il habite où déjà, jihei ? il sait plus. mais il monte sur son skate, quand même. et il pousse son pied tellement fort sur le sol qu’il part rapidement.
trop.
rapidement.

il est sur les trottoirs, ou sur la route, un peu des deux. peut-être qu’il y a une réglementation pour les skates, mais il sait pas, plus. et il s’dit que si y’en a pas, ce serait important à inventer. parce que, y’a pas de raison qu’il y ait que pour les vélos, des réglementations. jihei continue d’avancer, slalomant entre les gens, entre les voitures.

et il réfléchit pas, il va vite, et le vent lui fait du bien, à claquer sur son visage. ça le rafraîchit. il espère que ça le désoule, mais. il se souvient toujours pas d’où il habite alors. non. et il voit une ambulance non loin. et il crie. parce que ça lui fait mal aux yeux, déjà. mais, et puis, c’est joli, les lumières de l’ambulance.
c’est une belle ambiance.

une ambiance dans laquelle jihei est totalement absorbée. et jihei, quand il est absorbé par quelque chose, il voit rien, entend rien, comprend rien.
par contre il sent, il tombe, il souffre.
son oreille interne entend, elle, les muscles qui craquent.

et putain que ça fait mal.
y’a un homme qui sort d’une voiture. jihei, il voit son skate, à plusieurs mètres de lui. il voudrait penser des trucs, mais la seule pensée qu’il a c’est j’ai mal. aidez moi à respirer. j’ai mal.
l’homme de la voiture, il appelle quelqu’un. la police peut-être, ou les urgences.
et jihei, il garde les yeux ouverts, parce qu’il peut pas les fermer. il voit le sang à côté de lui. et il sait que c’est l’sien.
il le sait.

et finalement, il ferme les yeux, jihei.
finalement il les ferme.
parce qu’il est là. et que si il est là, tout ira bien.
eridan.

———


jihei a mal. c’est la première pensée qui lui vient, pensée consciente.
il a rêvé cette nuit. qu’il avait un accident.
et.
ah.
c’était pas un rêve lui crient ses muscles, os, et tissus éraflés.
il ouvre doucement les yeux jihei. et le voit.
eri.
il l’a pas rêvé.

et jihei voudrait rire de la situation, mais dès que ses poumons se contractent, ça lui fait un mal de chien. alors il abandonne l’idée.
c’est drôle. c'est inversé. qu’il dit alors. sa voix est rauque, trop rauque. trop grave. trop cassée. et il s’demande depuis quand il l’a pas utilisé. depuis quand il est endormi.

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Don’t leave me at the end of the cold world but come back to my side. Come back home, can you come back home ?



I’m pushing back all the pain. I’m still waiting for you like this. Now you gotta do what you gotta do.



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☆ STATUT/ORIENTATION : en couple. j'crois. homosexuel.
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Sujet: Re: karma makes jokes. (eridan)    Dim 8 Oct - 0:52
karma makes jokes

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4 Oct. 2h27 ~ INSADONG


Ses doigts tremblent presque lorsqu’ils entrent en contact avec la surface lumineuse de son écran. Hésitation, remords, regrets? — Depuis combien de temps n’avait-il pas donné signe de vie à celui à qui il avait juré fidélité? Son ami, son précieux; l’astre brillant qu’il avait réussi à arracher aux cieux et au plafond doré au prix de quelques promesses fastidieuses et pourtant réelles. Jihei qui hantait toujours autant ses pensées; Jihei qu’il évitait pour ne pas affronter la réalité. Jihei, il dépendait de lui autant qu’il voulait s’en séparer : Il l’adore, c’est certain, il l’aime, c’est une évidence. Il s’était déjà confessé. « je veux bien essayer de vivre pour toi…. tout me va si t’es avec moi. » Son téléphone vibre chaque fois que celui-ci poste un commentaire, une photo, n’importe quoi… Et secrètement, il observe tout; cet a m a n t qu’il laisse filer entre ses doigts, les joues rougies et la moue d’un enfant; la frustration de dépendre entièrement de lui. Le visage empourpré par la colère et l’incompréhension de cet ami aux yeux étoilés devenu son centre de gravité; c’est l’Ami, pour toujours ami. Et ça le rend fou, Eri, de le vouloir rien que pour lui, et ça le rend fou Eri; de l’aimer lui.

Un mois. Un putain de mois qu’il l’évite volontaire et qu’il ne répond plus à ses messages. Eri rime avec orages et caprices. Eri il souffre autant qu’il le fait souffrir. La séparation est difficile, il boit, il pleure parce qu’au final, ça fait mal. Mais c’est parce qu’il ne sait plus quoi dire en face de lui au final. j’ai besoin de toi dans ma vie? Le diablotin avait trouvé refuge dans les bras de Minha, lui a offert les beaux sourires, les avances effrontées, les touchés, les baisers, le regard brûlé — puis il est reparti chez lui.

parce que c’était Jihei qui était dans sa tête pendant tout ce temps.

Eri qui regrette vite sa connerie, Eri qui réalise qu’il est con, et qu’il a besoin de lui, un peu trop surement, mais il ne sait pas comment lui expliquer ce qu’il se passe dans son esprit; alors il fuit.
Parce que la fuite,
c’est facile.

Son téléphone sonne, vibre, mais pas n’importe lequel — c’est celui de la caserne. Et il sursaute, parce qu’il était de garde depuis deux jours et qu’il s’était endormi. « un accident de voiture, y a un blessé. » il accourt, il se presse, monte dans l’ambulance.
Et il ne se doute de rien, encore moins que la silhouette qui trainait au loin c’était cet ami-là. JIHEI? qu’il hurle à la vue qui lui glace le sang. puis tout s’accélère un peu trop vite, il perd son calme, il oublie les procédures — il court, l’agrippe, sanglote et murmure son prénom. ça va aller, tout va bien se passer il veut juste lui tenir la main, rien qu’ça, et le voir se relever et lui offrir son sourire avant de lui dire à quel point il lui avait manqué. « c’était une blague pas vrai? » Parce qu’après tout, Jihei, il avait besoin de lui...?
Cependant la réalité le rattrape lorsqu’il l’entend suffoquer, il meurt, il va mourir; ça l’effraie. Mais il avait pas le droit d’lui faire ça, pas maintenant, pas après tout ce temps. reste avec moi ok? sauf qu’il est effronté, le destin se venge, et il ferme les yeux un peu trop longtemps; suffisant pour que le pompier s’effondre en oubliant sa fierté et son métier. L’ambulance s’approche, les médecins arrivent.

mais ce n’est pas assez rapide.
Ce n’est pas assez rapide.

8 Oct. 15h39 ~ Hôpital de Séoul


Son esprit est désaxé, il ne sait plus quel jour ou même quel heure il était. Son regard virevolte de gauche à droite, mais il finit toujours par s’arrêter au même endroit, sur son visage qui n’avait jamais été aussi paisible. C’était donc ça le problème. C’était lui qui le faisait souffrir? C’était sa faute s’il avait autant bu cette soirée? Parce qu’il lui manquait? Sa main agrippe délicatement la sienn, doucement, avec une tendresse qu’il n’avait jamais dévoilé. mais pourquoi t’es dans cet état ji? Ji comme un ami trop proche, ji comme quelque chose de plus intime qu’il n’oserait pas (normalement) employer devant lui. Et son coeur se comprime et les larmes menacent de s'écrouler lorsqu’il réalise ce qu’il risque de p e r d r e à tout instant.
Et s’il ne se réveillait pas?

puis y a une voix qui brise tout ça. mais une voix qui ne lui plait pas. une voix triste, rauque qui ne lui ressemble pas — la voix d’un ((fantôme)). Il pourrait presque rire de la situation, mais le paysage qui se dévoilait devant ses yeux l’effrayait. C’était son jihei mais sans les artifices qui apaisait sa vue.

C’était Jihei sans la joie factice, le regard épris et ses efforts amoureux. C’était les n o i r c e u r s et les imperfections d’un être. t’aurais pu y rester tu le sais ça? Tu sais depuis combien de temps t’es dans cet état? il murmure entre ses dents de peur de le briser. Sa main relâche rapidement la sienne tandis que l’inquiétude et les sanglots qui menacent de s'effondrer font hausser le ton de sa voix t’aurais pu y rester, tu le sais ça? C’est comme ça que tu tiens tes promesses Jihei-hyung? T’as juré d’être là pour moi... mais si… mais si t’es plus là, moi je deviens quoi? Il fulmine, la tendresse s’oublie, il oublie tout ce qu’il avait prévu de lui avouer; il aurait voulu lui demander comment il allait, lui dire qu’il lui avait manqué, qu’il aurait pu lui manquer à en crever.
Mais sa fierté est plus grosse que sa c u l p a b i l i t é et seul l'ouragan trouve un chemin à travers son esprit noyé par les larmes.


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Il hait,
il déteste,
il rejette,
il ne veut pas être sauvé.


il cherche la douce étreinte de la faucheuse
et ses baisers



« t'es beau lorsque tu vacilles, un pied dans le vide et l'autre qui s'accroche à des souvenirs.

c'est beau lorsque
t'essaies de vivre »

Eri s'exprime en #70c7ca



et si le bout du monde n'existe pas,
celui du mien,
c'est t o i





☆ POINTS : 258



Sujet: Re: karma makes jokes. (eridan)    Sam 14 Oct - 21:59
karma makes jokes

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eridan est là. il est là. et jihei, il se pose un tas de questions, rapidement. tellement rapides qu’au final, il les oublie. y’en a une qui persiste. qu’est là, qui tourne, incessante. depuis quand il est là ? parce qu’après tout, jihei, il sait même pas combien de temps, lui, il est resté là, allongé dans c’lit. et il espère, comme le gros égoïste qu’il est, qu’eri, il est là depuis l’début.
et puis il réfléchit rapidement, et il se dit que c’est pas son genre, à eri. qu’il est probablement pas là depuis le début. et que. c’est tant mieux, après tout.
la dernière chose que voudrait jihei, ce serait qu’eri ruine sa santé à cause de lui.
c’est l’inverse qu’arrive, tout l’temps. et jihei, ça l’dérange pas, en soi.
après tout, il l’aime, eri.
et il l’aime à ce point où sa sécurité, où sa santé passe avant la sienne. à jihei.
tu comprends pas, eri ? j’passerais sous un train si tu m’le demandais. alors s’te plait, me demande pas l’impossible.

jihei, il reprend doucement conscience de la réalité. il regarde les alentours. et détacher son regard d’eridan, c’est. compliqué. il est là. et il aimerait gravé cette idée, cette info, dans son cerveau. oui. eridan est là. là. avec lui. dans une chambre d’hôpital. sauf que, cette fois, c’est lui qu’est venu le voir. pas l’inverse. pas. comme cette fois là, avant.
y’a trop longtemps.
jihei, il s’demande, rapidement, s’il a recommencé depuis, eri. mais manifestement, non. ou peut-être juste qu’il a pas été au courant. peut-être que, il en a parlé à jinsun, peut-être. peut-être que, ça a avancé entre eux, peut-être.
et jihei, il baisserait les yeux s’ils étaient pas complètement bloqués sur le visage fermé du garçon face à lui.
il est énervé. triste peut-être. il paraît énervé. et jihei comprend pas pourquoi.
après tout, celui qui devrait être énervé,
c’est pas eri.

et d’le voir comme ça, jihei, ça lui fout une claque. le genre de claque qui le ramène bien à la réalité des choses. qui lui rappellent qu’il y a une différence entre ce qu’il était avant. et ce qu’il est, maintenant. le genre de claque qu’il reçoit quand il parle à minha. ou à jihya, parfois, aussi.
ce genre de claque où il se dit, pendant quelques secondes, micro-secondes, instants éphémères : putain, eri. comment tu peux être aussi égoïste ?
et il oublie après.
parce qu’il se dit, qu’après tout, c’est peut-être de sa faute, à jihei. peut-être qu’il fait pas assez d’efforts.

pas aujourd’hui.
pas dans ce lit d’hosto. allongé. une perfusion dans l’bras.
non aujourd’hui, c’est pas éphémère.
eridan détache sa main d’la sienne. jihei ramène son bras vers lui. juste jihei. avec lui-même.

et pour la première fois, il s’écarte.

il essaye pas de le rattraper. il a pas plus mal. parce que. c’est habituel après tout. cette douleur est devenue latente. est-ce que, depuis un mois, il a arrêté de souffrir ? juste un instant ?
jihei aurait beau réfléchir. se remémorer.
il a souffert.
tous les jours.

de pas de nouvelles, de ce mot : amis. il déteste ce mot. il hait ce mot.
il est dégradant, ce mot. eridan. il est dégradant.
il a souffert de son amour bafoué, oublié. rejeté. il en a marre jihei.
il en peut plus.
t’entends, eridan ? j’en peux plus.
alors jihei, il lui tourne le dos. il l’écoute, oui.
mais quand il l’écoute, égoïste, ça se répète dans son esprit. égoïste.
quand est-ce que tu penseras à moi hein ? est-ce que t'y penseras au moins un jour ? une heure au moins. juste. une. heure. même.

le temps d’une phrase ?

non.

alors il se tourne sur le côté, le dos face à eridan. et il renifle, essuie rageusement une larme qu’il a sur la joue.
égoïste.
et il a mal au bras, le tuyau de transfusion lui rentre dans le bras. lui triture la veine. la perce, sûrement.
et jihei s’en fout.
il pleure, il essuie les larmes. et finalement, il parle.
égoïste.

eridan.
pause. il veut qu’il l’écoute. il veut qu’il écoute attentivement ce qu’il a à lui dire. qu’il comprenne que pour jihei, c’est terminé.
qu’il sera plus ce gosse qui court après une chimère.
tu vois ce que j’deviens, moi. c’que j’deviens quand toi, t'es plus là ?

il essayera de garder cette résolution, jihei.
il lui a fallu une collision avec une voiture pour ça. mais.
il essayera.
parce que jihei, il veut plus ça.
il veut plus avoir mal.


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Sujet: Re: karma makes jokes. (eridan)    Dim 15 Oct - 22:49
karma makes jokes

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“t’as pas le droit. t’as pas le droit d’être comme ça jihei. pas avec moi” tout pourrait être facile. tout pourrait être si facile si Eridan n’avait pas cette fierté si mal placée. D’pouvoir oser lui confier qu'il est amoureux, lui dire qu’il est désolé, qu’il lui a manqué; qu’il regrette tout? Qu’c’est un con, qu’lui c’est la perfection, le x qui manquait à son équation, celui qui, sans sa présence le rendait fou et le paysage coloré exacerbant. Y avait ses éclats de rires qui mettaient du piment à sa vie, son sourire qui le faisait rêver d’ailleurs à travers ses lèvres rosées. Y avait ses yeux si brillants semblable à la voie lactée qui rendait les regards des autres si ennuyeux à observer. lui était différent. lui, était remarquable. Il aurait aimé tout lui avouer à cet instant même où il s’était réveillé. qu’sans lui il aurait oublié comment respirer, qu’sans lui, la vie n’aurait pas marché. Mais le venin du serpent avait toujours été plus violent que la morsure.

et la première la fausse note fût jouée.

Le regard amoureux, inquiet, presque larmoyant et pourtant, cette intonation si distante; il a peur Eri, de tout, de rien, d’lui. Il se déteste de pouvoir l’aimer autant. Ses actions contredisent ses dires, elles corrigent cette douceur maladive qu’il tente de lui faire parvenir. Iui qui tenait sa main il y a quelque instant, doucement, délicatement, de peur de le briser plus qu’il ne l’était, cette fois, c’est le tonnerre qui gronde de sa voix. Les mots dansent hors de sa bouche, et lorsque Jihei lui tourne froidement le dos, il recule. il recule et recule. s’pas normal qu’il s’dit. c’est pas à Jihei de s’éloigner de lui, il doit se rapprocher — l'aggriper s’il le fuit.

Et il reste planté là, immobile, à l’écouter, déboussolé par son changement de comportement. et qu’est ce qu’il aurait aimé que ces mots-là ne le touchent pas. Mais Jihei est un bon tireur, il vise en plein coeur. Ses paroles sont tranchantes et le regard du plus jeune fuit désormais vers la fenêtre de la chambre. ça aurait été plus facile si ça ne l'affectait pas autant. qu’il aurait pu lui rétorquer immédiatement, le torse bombé et la fierté aveuglante. il aurait aimé ne pas mesurer l’ampleur de ses mots, le blesser comme toujours, lui sourire stupidement comme si de rien n’était. Mais l’anxiété avait brûlé son manteau de givre et les paroles couteaux furent coupées dans leur flot par cette simple voix brisée.

Il ne sait même plus quoi penser Eri. Qu’c’était sa faute? — oui ça l’était. Il a raison Jihei, tout est de sa faute, il est égoiste, suffisamment pour ignorer les maux qu’il lui causait et lui-même se hausser au stade de victime. qu’ses pulsions c’était peut-être pour recevoir de l’attention. Mais aujourd’hui, il ne trouve plus la force de jouer l’ignorant, lui-même fini morcelé par ses paroles glacées et son visage brisé par les sanglots ((même s’il ne le voit pas, il l’imagine)). Et le constat est terrible : c’est sa faute s’il est aussi m i s é r a b l e.

Eri est un poison surement, le venin le plus redoutable, celui qui brûle les autres à petit feu au nom de l’amour. j’suis pas venu pour me prendre des reproches jihei-hyung. il fulmine, parce que les paroles de son aîné l’ont blessé. Il voudrait lui dire qu’il est désolé, mais c’est plus fort que lui et son culot mal placé qui ose attaquer pour rétorquer. de toute façon, c’est de ta faute si t’es comme ça. Eri, y a une part de lui qui ne peut s’empêcher de vouloir riposter à coup d’épée. Aussi affutée soit-elle, aussi violente pouvait-elle s’enfoncer. et je te trouve bien gonflé. Tu sais moi ce que je deviens quand t’es avec moi ? j’me sens mal. t’es toujours là à dire que tu m’aimes, même quand je me moque de toi. Qu’ t’es fou de moi, même quand j’hurle. mais— mais, même si je t’aime moi aussi Jihei, je suis sûr d’une chose. T’es amoureux d’un fantôme. J’ne suis pas —plus celui que tu attends. Les sourcils froncés, le souffle qui s’écourte, sa main frôle presque son dos avant qu’elle ne retourne dans sa poche. on devrait arrêter tout ça, de se voir, tu ne penses pas? j’veux pas d’une mort sur la conscience. Et peut-être que ça l’arrangeait Eri que son dos soit tourné. Qu’il ne voit pas la larme discrète qui venait de couler.


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Sujet: Re: karma makes jokes. (eridan)    Mer 18 Oct - 8:54
karma makes jokes

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jihei, il est dans ce moment de rébellion. contre eri. contre ses sentiments. contre le simple fait d’avoir mal. de souffrir.
jihei, il est dans ce moment de dégoût. de lui-même. surtout.
parce qu’il se laisse aller à un amour à sens unique. et que ça le blesse, jour après jour. que ça lui dissèque le coeur, heure après heure. que ça le bouffe, à chaque secondes qui passent.
y’a pas un moment de sa journée où il pense pas à lui. à eridan. où il pense pas à ce qu’il lui dira, la prochaine fois.
pas un seul.
et voilà que, lorsqu’il se retrouve devant lui, y’a plus rien.
il aurait voulu lui dire, ce que lui a dit minha. il aurait voulu lui parler de ses sentiments.
mais il s’en sent incapable, jihei. parce que c’est eridan. et qu’eridan, faut pas le blesser. faut pas lui faire peur.

ce qui est bien, quand il lui tourne le dos, c’est que jihei, il peut pleurer. et il peut, un peu plus, faire mal, sans avoir honte. peut-être ? faire mal ? si ça s’trouve, ce qu’il lui dit, ça passe à travers. si ça s’trouve, eridan l’écoute pas.
est-ce qu’il l’a seulement un jour écouté ?
si ça s’trouve, ça le touche pas. il l’écoute, peut-être, mais si ça s’trouve, il s’en fout, eridan. si ça s’trouve, il comprend pas.
et jihei, il baisse les yeux sur la perf dans son bras. et il verse quelques larmes. et ça fait mal.

quand il s’est tourné jihei, il a ressenti un truc bizarre. une douleur toute nouvelle. un peu comme si son propre coeur lui disait s’aller s’faire voir chez les chèvres. un peu comme s’il lui disait que lui, il resterait avec eridan. un peu comme s’il avait essayé de s’auto délivrer de la cage qui lui sert d’étau. ce genre de douleur là.

mais jihei, il résiste, à ça. parce qu’il doit savoir, eridan, il doit comprendre. que la dernière, alors que jihei pensait qu’il était là à cause de lui, c’était pas l’cas. mais qu’aujourd’hui, c’est pas d’la faute de ce conducteur. c’est de sa faute à lui, eridan.
en partie.
parce que jihei peut pas le traiter d’assassin, eridan. il peut pas.
son coeur risquerait de l’envoyer balader. et de s’casser. possiblement loin. ou probablement juste à quelques mètres, là où est eridan.

et jihei écoute, attend. il se dit que ce serait bien, quand même, qu’il entende. qu’il comprenne, eri. et il se dit que s’il a compris, au moins entendu, alors il va réagir, non ?
et jihei voit son voeux se réaliser.
pas vraiment avec les paroles qu’il s’attendait à entendre.

les mots qui parviennent à ses oreilles sont du venins. de l’injustice à sa forme la plus pure. de la mauvaise foi, aussi.
putain eri. comment oses-tu ?
et jihei, sert la mâchoire à chaque coup qu’il lui assène. et à c’niveau là, il les ressent comme physique, les coups. à chaque débilités qu’il déblatère, c’est la respiration qui se coupe, le coeur qui syncope.
il est bien dans sa petite cage, protégé, finalement.
parce que s’il lui avait offert comme ça, dans ses mains, eridan l’aurait probablement piétiné.
sans aucun remords.

et une phrase.
une phrase.
une seule phrase.
qui fait réagir jihei différemment.
qui le fait réfléchir, rapidement.
qui met ses méninges en marche.

"je t’aime moi aussi, jihei" qu’il a dit.
et jihei a pas rêvé, jihei.

alors il se retourne vers lui. même s’il a dit qu’il voulait plus qu’ils se voient. même s’il lui a dit toutes ses choses.
mais eridan, il pige rien. il comprend rien.
alors jihei, il relève le haut de son corps, et il s’assoit, face à lui. face à l’homme qui lui fait tant, tant de mal. il voulait réfléchir, jihei. à ce qu’il pouvait lui répondre. à comment expliquer tout ce qu’il ressentait.
sauf qu’il a pas l’temps, de réfléchir. plus la force, non plus.
alors il réfléchit pas.
et il sort son coeur de sa poitrine, le présente à eridan, et le laisse enfin parler à sa place.
et peu importe ce qui en ressortira.
peut importe ce qui ce se passera.
au moins, il aura tout essayé.

t’oses me dire que t’es pas celui que j’attends ? que t’es pas celui que j’aime ? c’est ça ? alors quoi, tu t’appelles plus kang eridan ? je suppose que t’as plus 20 ans non plus. et probablement que t’es plus ce garçon sensible, colérique, suicidaire, délicat et rêveur ? t’es plus celui qui m’a appelé alors que t’allais mal ? t’es plus celui pour qui je ferais tout ? de quel droit, eri, tu me dis que plus celui que j’attends ? de quel droit t’oses te mettre à penser pour moi, à ressentir pour moi ? même si tu changes, eri. même si tu me fais mal, à chaque fois que je te vois, eri. je continue à t’aimer. et je continuerais à t’aimer. parce que tu t’appelles kang eridan. et que ma vie, mon corps, mon cœur, tout t’appartient, tu comprends ?
il renifle, jihei. il laisse tomber la larme, il s’en fout. ses mains sont trop occupés à aller chercher les siennes, à eri. de mains. et il reprend, jihei. il peut pas lui laisser le temps de réagir.
de fuir.
et mon seul rêve, c’est que tu m’acceptes à tes côtés, tu comprends ? et quoi ? tu m’aimes eridan ? tu m’aimes ? je l’oublierais jamais. tu l’as dit. c’est trop tard. tu l’as dit, tu comprends ? où est le problème ? alors putain, eridan, il est où l’problème ? je t’aime, tu l’sais, merde, tout l’monde le sait. même à l’autre bout du monde, ils le savent. et toi, tu m’aimes. et j’te promets, que si tu m’dis que c’est que de l’amitié, eri, j’me casse. j’me casse. et je reviens plus. jamais.
alors s’te plait.
me fais pas ça.
te fais pas ça.
nous. fait pas ça.
eridan, s’te plait. je t’en supplie. arrête de fuir.



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Sujet: Re: karma makes jokes. (eridan)    Ven 20 Oct - 14:10
karma makes jokes

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Et c’est la pire ((meilleure)) des réponses qu’il aurait espéré entendre. Jihei, il a pas changé. C’est encore cette imbécile qui n’écoute que ce qu’il a envie d’écouter. Ces trois fausses notes qui ont dérapés, cette phrase qui prononce la sentence-calamité. Il regrette, et immédiatement après avoir réalisé son méfait, il veut fuir encore une fois, lui dire qu’après tout c’est toujours et toujours de l’amitié.

Sauf qu’il a pas le temps de réfléchir ou même de penser à une sortie de fortune. Il l'entend s’enflammer lui offrir son coeur tout entier. Et c'est horrible. Eri il aurait jamais voulu que ça se sache tout ça. Il voudrait lui crier d’arrêter, lui dire qu’il a compris, qu’il a putain de compris où il voulait en venir. Parce que sa voix, aussi belle était-elle, ce soir elle lui enfonçait les mots couteaux qui le déchirait tant. Alors casse-toi et-... parce que Eridan est un prince à la fierté étouffante, à la phobie de l’attachement déconcertante. phobie d’aimer, phobie d’être tué. Il s’apprête encore une fois à mentir, à l’insulter et à violenter ses sentiments.

ne reviens plus qu’il voudrait prononcer. Mais c’est difficile après tout. De rester neutre, et de devenir cruel face au désespoir et la culpabilité. les larmes brouillent sa vision et sa voix se bloque soudainement. je… euh mais l’enfant ne sait plus où il voulait en venir, ni même ce qu’il voulait. Jihei il le veut, pour lui, son cœur le lui crie; il veut son amour rien que pour lui. Il voulait ses bras, son sourire, ses rires, son étreinte réconfortante et ses baisers. je ne dirais plus jamais ça. qu’c’était de l’amitié.Et au lieu de jurer, de mentir, la mélodie dérape, l’artiste se trompe de note, et il ne suit plus la partition, il n’écoute plus sa raison. Eri, il n’entend plus rien si ce n’est que les battements de son coeur incessants. il est amoureux c’est vrai.

Et il s’embrase à l’instant même où il réalise que ses mains sont attrapées par celles aux doigts porteuses de fées. Il se laisse faire, entremêle son âme avec la sienne, son regard avec le sien; son pouce caressant le dos de sa main. Le diablotin chérit l’instant présent, ce moment même où il réalise à quel point sa peau est si douce et délicate.

Et il oublie ((ignore)) toutes ses larmes, ses sanglots et l’espace d’une micro-seconde, l’instant de trop, où le rouge lui vient aux joues, il s’apprête à commettre l’irréparable j-j’ai cru que tu n’allais jamais te réveiller. et ça c’est pas possible. c’est pas possible hyung. tu devais te réveiller. c’est pas parce que tu m’as promis de vivre avec moi. non. mais parce que sans toi, la vie c’est... plus pareil. et parce que j’ai réalisé qu’ça faisait encore plus peur de vivre dans un monde sans toi que d’aimer quelqu’un. de t’aimer toi. Eridan se brise et même si ses sentiments le terrorisent, les mots défilent sans filtre. Il offre son coeur et toute son âme qui s’exprime, maladroitement, pour la première fois honnêtement, avec les mots d’un garçon qui se croyait prince et qui venait de se faire abattre par cupidon. puis plus rien ne dépasse la barrière de ses lèvres si ce n’était que des sanglots étouffés.



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Il hait,
il déteste,
il rejette,
il ne veut pas être sauvé.


il cherche la douce étreinte de la faucheuse
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c'est beau lorsque
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Sujet: Re: karma makes jokes. (eridan)    Dim 22 Oct - 18:52
karma makes jokes

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il a à peine fini de parler, que jihei regrette déjà son monologue. mais merde quoi. il est passé où le photographe qui devait faire gaffe au renard blanc ? il est où hein ? jihei, il était pas censé l’effrayer, eri. probablement que minha serait ravie et fière si elle les voyait. probablement que plusieurs autres personnes au courant seraient contents de ce revirement de situation. mais pas jihei. putain pas jihei.
lui, il a juste peur. il est mort de peur.
et si eridan lui dit de s’casser hein ? ou pire, s’il part, comme ça, sans rien dire ?
et si il refuse de le revoir ? s’il lui dit qu’il préfèrerait jamais l’revoir ? parce qu’il en aurait des raisons pour lui dire ça, eridan.
après tout, la toute première fois, le tout premier essai d’eri pour mettre fin à ses jours, c’était de sa faute.
en fait, jihei, il a même pas le droit de s’attacher. non, il devrait pas l’obliger à rester. il aurait jamais du lui dire ça, le mettre devant le fait accompli.
putain, jihei.

il sent les mains d’eri sous les siennes, et c’est la seule chose qui l’empêche d’aller s’enterrer cinq pieds sous terre. oh il aurait trouvé un moyen. faisabilité proche de zéro pour cent ou non. pour échapper à la réaction d’eridan, il aurait été capable de trouver un moyen. de s’enterre cinq pieds sous terre.
et elle se fait pas attendre, sa réaction.
il hésitait entre où portait sa préférence, jihei ; qu’il réponde pas, ou pas tout d’suite. il aurait fallu attendre, et l’attente était compliquée, mais au moins il aurait pu, pendant quelques minutes, espérer. ou qu’il réponde tout d’suite. un peu comme un pansement qu’on enlève en une fois.
et en entendant sa première phrase, il sait qu’il aurait préféré la première solution.

qu’il se casse. jihei s’arrête quelques secondes sur l’fait qu’il ait pas terminé sa phrase. mais c’est presque pire. parce que l’début ricoche, en boucle, de son système auditif à son cerveau. son coeur continue à battre normalement, après tout, c’est son job inconscient. et pourtant, jihei il a comme l’impression que c’est plus difficile. qu’il lui en demande plus que d’habitude. juste pour rester éveiller, à écouter la suite de ce qu’il a à lui dire.

et jihei se demande, comment il va le détruire. à quelle vitesse, avec quels mots, quelles phrases. il aimerait qu’il se dépêche de le faire. pour partir, loin, très loin, jamais revenir. ni à séoul, ni en corée. ni nul part où il pourrait possiblement croiser l’homme face à lui. plus jamais le voir. c’est ce qu’il veut après tout, eridan. que jihei puisse plus jamais le voir.
et jihei ferme les yeux, attend la sentence. inconsciemment, tend un peu sa joue vers lui, très faiblement. au cas où eridan chercherait un endroit où l’frapper.

et jihei ouvre les yeux, doucement, quand il entend les mots d’eridan. ceux qui suivent la violence des quelques premiers. et il les lève vers lui. qu’est-ce qu’il lui prend, à eridan ? jihei comprend pas. il est encore à moitié dans les choux. il est encore en train d’se dire qu’il va s’prendre une raclée.
ou que cette phrase est qu’une prémisse à une douleur plus pointue.
après tout, eridan est doué en la matière.

sauf que, rien vient après. rien de méchant. rien qui ressemblerait à un bombardier prêt à tuer un coeur déjà bien meurtri, non. juste des mains qui réagissent à un contact. à son contact. et jihei comprend pas. c’est l’inverse qui se passe, normalement. l’inverse. c’est jihei qui réagit à eridan, pas. alors jihei se laisse faire, un peu comme un pantin. sans oser bouger. il respire, parce que c’est un automatisme, mais il s’en rend plus vraiment compte. il est happé par le contact régulier qu’effectue eridan. juste un pouce qui caresse une paume. juste ça.
et jihei est déjà dans les nuages. bien trop moelleux. bien trop.
et pourtant, jihei, y’a cet endroit, dans son cerveau, qui l’empêche d’être trop heureux.

il lui a fait le coup déjà, eridan, plusieurs fois. il lui fait tout le temps le coup. soit heureux jihei, je te briserai plus facilement après. sauf qu’eridan rougit. et qu’eridan sanglote. et que jihei comprend pas ce qui est en train d’se passer.
alors il réquisitionne tout son cerveau pour comprendre. toutes ses capacités. et ces pensées, négatives, néfastes, pessimistes, elles se perdent quelque part, sans surface pour s’accrocher.

parce qu’eridan rougit.

et les mots, les phrases qui suivent perdent encore plus jihei. parce que.
putain, qu’est-ce qui est en train de se passer ?
est-ce que. est-ce que les rôles ont été échangés à un moment et qu’il l’a pas senti ? comme dans les vieux dramas à l’eau de rose où les protagonistes échangent leur place ?

sauf que jihei, il sait que c’est pas ça. il le sait parce que lui, ses sentiments ont pas changés. et la dernière chose dont il a envie tout de suite, est de dire à eridan que tout ça, c’est de l’amitié.
si les rôles avaient été échangé, c’est ce qu’il aurait fait, non ?

et jihei se retrouve face à.
ça.
et il sait pas. quoi faire, comment faire.
ce qu’il peut faire ou ne pas faire.
il est toujours ce photographe, et il faut pas effrayer le renard.
il l’aurait embrassé, sinon.
mais il le fait pas non. non, jihei supporterait pas qu’il parte, pas maintenant.
pas alors qu’une barrière a été franchie. il refuse de le renvoyer et de la reconstruire juste parce qu’il aura été trop avide. non.
ses mains restent là où elles sont. elles sont trop biens, là où elles sont. un étau chaud, et doux.
et puis. il aurait l’air ridicule à galérer à les retirer de là.

et jihei se rend compte que, plus que jamais, il a les pensées d’une petite fille, face à son premier amour. et il s’en fout.
il continue à réflechir.
et il réflechit surtout au fait qu’il faut qu’il arrête de réfléchir, parce que s’il continue, eridan risque de prendre peur. d’avoir dit ce qu’il fallait pas dire, ou.

ah bah. qu’il commence jihei.
mais il s’arrête. il sourit. qu’est-ce qu’il va dire comme connerie s’il continue ? hein ? qu’est-ce qu’il va dire ? c’est comme dans les films. il faut que l’un des deux finissent à l’hôpital pour que l'intrigue de dénoue.

bon. bah. merde.

sauf que. et il essaye d’se rattraper. lamentablement. là on a tous les deux été à l’hôpital et que. et son cerveau, son coeur, ses muscles le prient d'arrêter.

alors il le fait. et il arrête de sourire. et il baisse la tête, honteux.

désolée. j’suis. ridicule. je. je sais pas quoi dire eridan. je. j’aimerais t’embrasser, ou te prendre dans mes bras. ou. les deux. mais. j’ai tellement peur que tout ça, ce soit juste éphémère. une bulle fragile. que j’ose pas. alors je sais pas quoi dire, comment réagir et. ouais.

jihei s'arrête de parler.
a plus rien à dire.
il a peur. de rêver peut-être.
d’être trop avenant.
alors qu’il voudrait l’être tellement, tellement, plus.


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Sujet: Re: karma makes jokes. (eridan)    Jeu 26 Oct - 14:39
karma makes jokes

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Normalement il n’aurait pas agi de cette manière Eri.
Normalement, y a qu’la colère dans ses mots, la violence-véhémence dans ses gestes.
Normalement, Eri, c’était ce genre d’écharde qui vous rentrait dans la peau lorsque vous vous y attendiez le moins avant de vous poignarder sans une once de conscience pour vous rappeler votre place dans le monde.

Et normalement,
il aurait dû agir ainsi.

Mais la douleur soudaine le frappait une nouvelle fois contre sa cage thoracique et lui empêchait de cracher son venin. Y avait quelque chose qui le bloquait, quelque chose qui avait déclenché un e n g r e n a g e dont il ignorait l’existence; sa vue se brouille, sa voix tremble avant de se décomposer en sanglots. Et lorsqu’il croisa ses orbes lumineuses, le rouge lui montait aux joues et l’envie irrépressible de le prendre dans ses bras le gagnait soudainement et sans raison, le rendant fou au point d’en faire battre son coeur à lui en rompre les tympans.
Et il suffisait qu’ça. D’une hospitalisation, de larmes, de menace pour qu’Eri réalise tout. Qu’Jihei, c’était définitivement plus qu’un simple ami. Qu’son sourire, c’était pas par simple gentillesse, qu’leurs doigts entrelacés, c’était pas l’amitié. non. c’était définitivement quelque chose.
Et ce qu’il dit, ça ne fait que renforcer une chose; il n’avait pas à regretter son erreur.

Peut-être que sa confession à été la pire connerie qu’il n’ait jamais faite, d’dire oui à la gravité, à l’impact f a t a l qu’est l’amour et de tomber, mais il ne le regrette plus, si tout cela était le prix pour voir son sourire pour lequel il pourrait bâtir un empire.

et il voudrait lui dire qu’il l’aime
au delà des mots.

des paroles qu’il n’arrive pas à faire traverser la barrière de ses lèvres. Alors il laisse ses gestes (maladroits) parler pour lui : il se baisse, de la même manière que le plus âgé, avant de faire glisser ses doigts le long de ses bras et de son dos avant d’attirer délicatement l’amant vers lui. “je ...euh”  il ne sait plus quoi dire, dans son esprit, c’est le néant, ses acquis ont été renversé au même instant que ses états d'âmes. Et désormais la réalité de la situation le frappe, la peur lui caresse l’échine, et ses gestes deviennent hésitants lorsqu'il réalise à quel point il était brisé. Alors il est doux, glisse délicatement sa main contre sa joue qu’il caresse d’un pouce tandis qu’il approche lentement son visage. “tu n’as pas à être désolé Jihei-hyung. tout est de ma faute.” qu’il murmure, la sincérité lui brûlant presque la gorge, tandis qu’une scène particulière se rejouait dans son esprit.
oh,
combien de fois avait-il imaginé d’accomplir un tel geste? Ses lèvres, si proches des siennes; combien de fois s’était-il imaginé ce scénario? D’embrasser ses commissures si tentatrices, au rose si délicat, à la douceur presque palpable; c’était si différent de toutes ces fois-là avec minha. Son coeur battait cette fois; pour de vrai. Ce n’était pas la violence animale ou le besoin primaire qui s’exprimait. C’était un océan de vagues à l’âme qui le gagnait, l’envie de se noyer dans la tendresse d’un baiser; pour que l’instant éphémère devienne éternité

Il en a marre ce soir, marre de se battre contre Jihei, contre lui, surtout. Il en a marre du poids qui s’alourdit sur ses épaules, il allait tout oublier pour cette fois, cette peur de bâtir dans le vide qui le rongeait.

Mais c’est peut-être qu’il s’était hâté trop vite, la peur prenant le dessus, ses lèvres se pétrifient, tandis que son visage se baisse et que sa vue se trouble. ah ce n’est pas si facile que ça finalement. Eridan ne trouve plus la force de l’embrasser, ou encore moins de croiser son regard. Alors il le pousse délicatement contre le matelas du lit, trouve le courage de d’effleurer ses lèvres contre son front tandis qu’il se relevait avec hésitation. “J-je vais voir une infirmière pour dire que tu t’es …. réveillé...Oui. C’est ce qu’il y a de mieux à faire” il fuit, encore une fois, encore une fois sans honte, avant de s'approcher de lui ultimement, le dos courbé dans sa direction avant qu’il n’annonce la sentence. “je-je dois faire ça hm”



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Sujet: Re: karma makes jokes. (eridan)    Dim 29 Oct - 19:49
karma makes jokes

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ce serait se mettre un doigt dans l’oeil que de dire que ce moment tant attendu s’était déroulé exactement comme dans les rêves les plus fous de jihei. non. pas vraiment. dans ses rêves, il sortait pas de plusieurs jours de coma. il allait pas jusqu’à le menacer de plus jamais le voir, non plus.
et surtout, surtout.
parce que c’est ça le plus important.
il sortait pas des répliques vaseuses juste quand le moment était propice à totalement autre chose.

mais après tout, on parle de jihei. est-ce qu’il aurait été vraiment logique qu’il réagisse différemment ? est-ce qu’il aurait réellement pu prendre son courage à deux mains, comme le beau gosse qu’il n’est absolument pas, et l’embrasser eridan, comme ça, sans lui demander de change ? et bah non. et pourquoi ? parce que c’est jihei. et que jihei,
parfois,
il réfléchit un tantinet trop.
sauf que quand il s’en rend compte, il est trop tard. il est trop tard et il a déjà ruiné le mood. et en quelques secondes hein. et après ça, l’embrasser ou le prendre dans ses bras serait un tout petit peu abusé.
donc il le fait pas. parce qu’il se dit qu’il aurait l’air ridicule. plus qu’il ne l’est. parce qu’il se dit que finalement, eridan aurait tout l’temps de prendre ses jambes à son cou. si c’est pas déjà ce qu’il pense à faire.
et encore une fois, l’incorrigible jihei. réfléchit. pense. remue ses méninges sur des choses inconséquentes à la suite des évènements.

mais jihei arrête de réfléchir. arrête de penser. y’a un blanc, dans son esprit, quand eridan passe ses mains de ses avants bras à ses épaules, et de ses épaules à son dos. il prend une grande inspiration quand il l’amène vers lui. il a pas le souffle coupé, il a pas le coeur qui bat à cent à l’heure, non. non. il a rien.
jihei devient une coquille vide. les yeux ouverts comme une pleine lune, les bras ballants sur les genoux d’eridan, mous comme de la guimauve. il a perdu contrôle sur son corps. à tel point que son corps réagit pas. un peu comme une marionnette, mais à qui on aurait coupé tous les fils.
tout a été peut-être un peu trop vite. tout s’est peut-être trop bousculé. peut-être que les tuyaux qui relient les sens de jihei à son cerveau sont trop fins pour qu’il puisse admettre ce qu’il se passe.

eridan
fait
le
premier
pas.

c’est pas que ça sort le champagne, les confettis et la gâteau à la crème dans l’cerveau de jihei. bah non. c’est juste une grotte, vide, qui résonne même pas.
et il se laisse porter par le moment. par les bras d’eridan autour de son corps devenu quand même super frêle en quelques secondes.
un gros carambar géant. fondu. le carambar.
de sa faute qu’il dit.

et sa voix le ramène un peu à lui. jihei revient un peu à ses sens. repose les pieds sur terre et le cul sur l’matelas blanc de l’hôpital. dans sa tête se rejouent les scènes qui viennent de se produire. il encaisse. ok. check.
ce qu’il a pas encore check, c’est la main d’eridan sur sa joue, et son visage, très, trop, prêt du sien.
et quand il le check, là il coupe sa respiration. là son coeur bat à cent à l’heure.
parce que là, eridan va l’embrasser.
et qu’après ça, y’aura pas de retour en arrière.
eridan pourra dire ce qu’il veut, faire ce qu’il veut, avec ce qu’il lui aura dit, ce qu’il lui aura fait aujourd’hui, rien n’aura plus aucune importance.

sauf que.
jihei restant jihei, un peu neuneu.
eridan reste eridan, un peu peureux.
et il s’arrête. et repousse jihei. et franchement, le geste pourrait être le plus sensuel du monde s’il avait pas parlé d’une infirmière. s’il avait pas ramené sur le plateau qu’ils étaient à l’hôpital. et que jihei venait de se réveiller.
sauf que jihei, il réfléchit beaucoup. oui. quand il est assez calme pour réfléchir. quand il est pas guidé par autre chose que sa conscience. même quand son coeur le guide, il réfléchit jihei.
sauf que. cette fois. c’est ni l’un ni l’autre.
c’est différent. autre chose. et quand ni l’amour, ni la pensée, mais le désir entre en compte, alors plus rien de compte.
pas même la crainte de le voir fuir.

alors il lui agrippe son t-shirt, et il l’approche de lui. proche. comme ça, lui aussi, il peut s’amuser à faire genre. allonge toi, eridan. qu’il lui dit. il se décale un peu, lui laisse la place qui lui est dûe. fais attention à garder son visage, prêt du sien. pars pas. me laisse pas une seconde seul. je pourrais penser que c’est un rêve, une chimère que j’ai inventé. et je veux que ce soit vrai. que je le sente, le ressente. comme quelque chose de vrai. je veux pouvoir te serrer dans mes bras eridan. et il rougit, d’un coup, comme ça, jihei. parce qu’il se rend compte de ce qu’il dit.
parce que la frustration est passagère, mais que les mots eux, restent comme gravés dans du marbre. et pourtant, pourtant il s’arrête pas.
mais il revient à un jihei plus sur l’amour. plus sur ce qu’il est d’habitude. quand il veut le convaincre. alors il baisse les yeux, le visage d’eridan toujours à quelques centimètres du sien. je veux t’aimer autant que j’le veux. maintenant que j’le peux.


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Sujet: Re: karma makes jokes. (eridan)    Sam 4 Nov - 5:32
karma makes jokes

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Y a toujours une once de r e g r e t qui habite Eridan. Qu’il s’dit qu’c’était peut-être une mauvaise idée après tout. Qu’il est instable, détraqué et maladroit, qu’il est cet enfant pourri jusqu'à la moelle qui blesse de ses mots couteaux. Peut-être qu’il se brisera davantage; peut-être qu’il blessera Jihei dans le processus. Mais il n’y a plus de doutes quand il s’agissait seulement et uniquement de ses sentiments ; qu’est ce qu’il aurait envie de le repousser, de se détacher de lui encore une fois. Mais il est faible, et l’amour fait fondre la glace et son manteau de neige, alors il s’accroche à la particule d’espoir qui venait de naître au sein de cette nouvelle description qu’il se faisait de lui. Il s’accroche à son parfum sucré, à ses sourires réconfortant, à la tendresse de ses étreintes et à ses mots éternellement doux.

Et il regrette presque la distance qu’il venait d’imposer par cette simple fuite masquée en voulant chercher l’infirmière. Il a le sourire brisé, un peu trop surjoué alors qu’il se laisse presque traîner le long du matelas, glissant lentement son bras alors que ses jambes se relevaient en quête de responsabilités.

Puis tout s’arrête.
Puis tout se tait.


Y a une force qui l’attire, une poigne qui empourpre ses joues sous l’audace de l’invitation. C’est encore lui, qui attaque et qui ne le laisse pas saisir son bouclier ni même reconstruire ses défenses. Il le touche en plein coeur; et jamais une chute contre un lit n’avait été aussi douce et chaleureuse. Jamais ne les avait-il trouvé un jour confortable, et pourtant, aujourd’hui il en oublierait ses maux de dos si cela était le prix pour ce paysage si unique.

Ses cheveux basanés dans lesquels il pourrait se perdre chaque soir à caresser, comme un exutoire, comme une manière d’exprimer une affection qu’il ne saurait formuler.
Ses yeux au brun profond dont il a appris à connaître chaque reflet; celui qui ce soir ressemblait à un ciel étoilé.
Ses lèvres rosée habillées en un sourire ravageur; celles avec lesquelles il a rêvé de commettres crimes et péchés.

il y avait cette étrange pensée qui venait d'apparaître dans son esprit. Ce besoin irrépressible de l’autre et de sa présence (alors qu’il n’était pourtant qu'à quelques centimètres de lui), et chaque fois que son regard croisait une parcelle de l’autre, il brûlait à en perdre sa rationalité, à le rendre un peu bête, un peu niais ((surtout amoureux)), faisant naître des papillons à chaque aveu que l’autre prononçait et des étoiles au fond de ses yeux à chaque sourire dérobé.
Ca pourrait presque le tuer tout cet amour qu’il commençait à peine à dévoiler. Il doit être fou à vouloir autant l’aimer. Sauf qu’Eri c’était pareil. Il était taré, cinglé de son être tout entier; de ses défauts comme de ses plus belles qualités. Et il veut lui aussi l’aimer, c’est bête d’se dire qu’il y a cinq minutes il l’insultait; mais il avait suffit d’un seul mot pour le trahir et d’une sentence pour tout changer. je t’aime qu’il disait.

Et alors que le silence s’installait, sa main vient à nouveau se déposer délicatement contre sa joue. Il l’observe, le décrypte; amoureux. ne t’en fais pas, je suis là sa voix est douce, presque inaudible, son pouce caressant à nouveau sa peau rougie. je suis là hyung. tu peux même me serrer dans tes bras si tu ne me crois pas. Il sourit encore, il s’empourpre toujours plus; il a sûrement dépassé son quota de sourire pour les deux mois à venir; mais qu'à faire il ne s’en soucie; l’amour ça n’a pas d’prix. Et soudainement, le rouge lui monte aux oreilles tandis qu’il se racle douloureusement la gorge avant de détourner le regard du plus âgé.  j-je suis de bonne humeur... alors tu peux m-même m’embrasser. J’dirai rien. il ose, et fait sonner son invitation comme une provocation, le regard faussement joueur, cachant une gêne i r r é p r e s s i b l e et un désir qui ne cessait de croitre. Et à peine l’ordre a-il résonné le long de ses lèvres que ses bras emprisonnent maladroitement sa nuque tandis qu’il s'agrippe délicatement, comme un gosse qui s’attache à la vie; ou peut-être moins, ou peut-être plus; ou peut-être tout simplement à lui.


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Il hait,
il déteste,
il rejette,
il ne veut pas être sauvé.


il cherche la douce étreinte de la faucheuse
et ses baisers



« t'es beau lorsque tu vacilles, un pied dans le vide et l'autre qui s'accroche à des souvenirs.

c'est beau lorsque
t'essaies de vivre »

Eri s'exprime en #70c7ca



et si le bout du monde n'existe pas,
celui du mien,
c'est t o i





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