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Effleurement (nayung)


 


Effleurement (nayung)
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Sujet: Effleurement (nayung)    Mar 28 Nov - 23:31


effleurement
dans la nacre où le rire brille,
la perle revoit sa blancheur,
Sur une peau de jeune fille,
Le marbre ému sent sa fraîcheur.
(T. Gautier )

⋆ ☽ ⋆ ◯ ⋆ ☾ ⋆


Il tirait d'un geste sec sur les manches de son sweat. La porte se refermait tout juste derrière. Yeonghwan n'était pas encore parti, il frappait toujours le sol d'un petit coup de talon et lorsqu'il relevait enfin la tête, l'air se faisait comme une douce caresse. Il soupira un aah, puis se donna une petite tape sur les joues pour se motiver. Ainsi Yeonghwan était déterminé. Déterminé à ne pas se laisser aller et à rendre justice à ce corps de rêve, ses jambes le démangeaient aussi.  

Dix-huit heure, presque dix-neuf. Il fait un drôle de temps. Y'avait aussi comme une odeur de pluie. C'était très bien comme ça. Il avait toujours préféré les soirées grises aux horizons rosés d'un coucher de soleil trop romantique. Mais il était encore dans l'attente, l'attente d'une impulsion. S'élancer, ce genre de choses. Sa rue un peu à l'écart de l'animation des artères principales du quartier se faisait presque déserte à cette heure-ci. Quoique. Outre ce ton un peu maussade, ça sentait le kimchi dans toute l'allée. Voilà ce qui devait passablement le rendre fou, l'odeur le narguait. Et c'était peut-être ça, l'impulsion qui lui manquait. Yeonghwan rabattit sa capuche et s'éloigna, le souffle sûr, le buste droit.

Il pouvait courir longtemps, juste pour le plaisir aussi. Yeonghwan ne se lassait pas d'Insadong ; d'ailleurs il en sortait le moins possible. La tradition était peut-être inscrite en lui. Il passait à côté de l'architecture mais ne la regardait plus. L'habitude. Ca ne lui vidait pas l'esprit, la course l'aidait au contraire à faire le point dans ses pensées, à mettre de l'ordre dans le cadre si parfait de sa vie. Il reconnut une silhouette qui de dos lui semblait familière. S'échapper aussi de l'extravagance des autres. Etre médium, c'était parfois comme être en transe, et paradoxalement savoir garder le contrôle. Yeonghwan dépassa la jeune femme. D'aucun dirait qu'il s'en sortait plutôt bien, il était parfois trop détaché de la détresse des autres. Détresse qu'il contemplait avec une avidité morte, car là où on ne voyait que du chagrin, lui imaginait des rivières de wons. Enfin le joggeur fut pris d'un doute, comme s'il venait de se rendre compte de quelque chose. Il ralentit, puis se stoppa tout à fait, hésita quelques millièmes de secondes avant de regarder derrière.

Ah. Cette fille-là ne lui était pas inconnue. Quel était son nom déjà ? Oh, il le savait très bien. Ce n'était pas qu'il était si intéressé, il ne devait pas l'être d'ailleurs. Mais à force de côtoyer les gens, même hasardeusement, ils finissaient naturellement par s'imprimer dans votre esprit, même s'il n'avait pas envie. Enfin, il pouvait reconnaître la voisine ou plus exactement la fille de la voisine, son extravagante jeunesse plaquée sur le visage. Il fit demi-tour et s'approcha d'elle d'un pas rapide, faussement fripouille, les mains dans les poches. Et ça voulait bien dire qu'elle ne lui faisait pas mauvaise impression. Yeonghwan allait trop rarement de lui-même vers les autres. Il attendit cependant d'être tout à fait en face d'elle pour retirer sa capuche et dévoiler sa figure, planta son regard dans le sien.

« Les enfants ne devraient pas traîner seuls dans les rues le soir. »  

Moquerie mignonne qui ne soulevait pas chez lui l'ombre d'un rictus. Yeonghwan ne montrait jamais qu'il était un homme plus enjoué qu'il ne semblait.


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Sujet: Re: Effleurement (nayung)    Jeu 30 Nov - 11:49
effleurement


Elle ferme la porte derrière elle, et Nayung attend, quelques minutes. Les mauvais réflexes reviennent en force quand sa mère quitte la baraque pour la soirée. C’est pas de faute, une question d’habitude, plus. Elle attend, attend. Après quelques minutes, le bruit si familier des clés dans la porte ne se fait toujours pas entendre. Sa mère n’a rien oublié. Elle est partie pour la soirée. Et Nayung a tout loisirs de sortir boire un thé à la mangue dans son café préféré. Elle lui a pas demandé à quelle heure elle comptait rentrer. Pas depuis l’opération. C’est un jeu. C’est ce noeud qui se forme à l’estomac. Cette peur de se faire attraper. Rien n’est plus agréable comme sensation.

Nayung marche, depuis quelques minutes. Elle sourit aux gens qu’elle croise, se renfrogne quand ils sourient pas en retour. Sourit encore plus quand ils la regardent avec de grands yeux de merlans fris. Elle rigole. Prend plaisir à mettre ces gens mal à l’aise.
C’est leur tour maintenant.
Elle dit bonjour rapidement à ceux qu’elle connaît. S’arrête même parfois. Elle tape la disut’, sourit, sourit. Et lorsqu’ils reprennent leur chemin, elle arrête de sourire. Son visage redevient neutre. C’est pas surjoué, c’est pas faux. C’est juste fatiguant de sourire tout l’temps. Et pas utile. Elle s’arrête devant un fast-food, Nayung. Regarde l’enseigne, les affiches de pub. Elle se demande si ce serait de bon goût de sa part d’interviewer une photographe de publicité de fast-food. Qu’elle explique que les sandwich, là, sur les affiches, c’est du carton. Et de la colle. Et que c’est préparé pour être parfait. Qu’en vrai, ça l’est pas. Qu’en vrai, à la longue, ça bousille des vies.
Oui. Ce serait de mauvais goût. Probablement de très mauvais goût.
Alors Nayung sort son portable, ouvre les notes, et tape, rapidement : trouver une photographe fast-food interview radio. connards.
Et elle range son téléphone. Relance la musique.

Elle arrive rapidement au café. Et qu’importe si pour ça, elle a dû faire le tour du quartier. Elle a plus de mal à marcher, maintenant. Elle s’assoit à une des tables, regarde les gens assis autour d’elle. Et réfléchit. Lui, là, qu’est-ce qu’il a fait de sa journée ? Est-ce qu’il a des enfants ? Une femme ? Qu’est-ce qu’il fait là à cette heure s’il a une famille ? Peut-être qu’il s’est disputé avec eux, peut-être, juste peut-être qu’il la trompe sa femme.
Et Nayung sourit. Parce que son imagination est bien fertile ce soir.
Ses yeux dérape sur un couple, à sa droite, mais elle tourne les yeux. C’est dégueu. Ils peuvent pas faire ça en privé. Se. Voir ? Juste. Ils se tiennent la main, avec leur regard de merlan fris, et. Ca donne du poids à sa résolution à Nayung. Elle tombera jamais amoureuse. Vraiment.

Elle boit son thé, sourit au serveur. Mignon, mignon serveur. Et continue son inspection. Une jeune fille, seule. Son âge environ. Et elle lui sourit quand leur regards se croisent. Peut-être qu’elle aussi, elle se pose des questions existentiel sur le monde, et peut-être qu’elle aussi essaye de se sentir moins seule dans un monde automate en essayant d’imaginer la vie des gens autour d’elle.
Nayung aimerait bien n’être pas la seule à faire ça.
Mais être celle qui le fait le mieux, bien sûr.

Elle finit par payer son verre, et sort rapidement du café. Regarde l’heure. Peu de chance pour que sa mère soit déjà de retour. Elle l’appelle. Elle tombe sur la messagerie. Elle doit chanter, ou danser. Ou quoiqu’elle fasse, elle n’est pas rentrée. Et ça laisse à Nayung une marge de manœuvre pour décider de ce qu’elle veut faire, après. Juste rentrer, c’est bien. Rentrer, se poser, regarder des films débiles. Oui. C’est bien, ça.
Juste attendre. Rentrer, au chaud, et attendre.

Elle sourit sur le chemin du retour, rencontre des gens. Et son sourire s’élargit en entendant une voix. Qu’elle reconnaît. Peut-être ? Elle lève les yeux. Et elle hoche la tête. Oui. Elle la connaît, cette voix. Le voisin. Le voisin qu’elle aime bien. C’est sympa d’avoir un voisin qui parle aux morts. C’est classe.
Hm. Qu’elle répond, en hochant les épaules. Vous joggez maintenant ? Pas le matin ? Tout l’monde fait son jogging le matin ? Avec les chiens et... Elle continue de sourire. Mais elle se trouve ridicule. Elle a envie de rentrer chez elle. Elle l'aime bien l'voisin, mais elle a rien à lui dire. Et elle aime pas le silence. Et elle aime pas le combler par des trucs qui la feraient passer pour une débile. Alors elle sourit. Et elle réfléchit aux diverses moyens possibles pour partir. Pour juste. Partir.

©️ SIAL —

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J'suis pas quelqu'un de bien, j'suis pas une belle personne ; J'suis une sale bête, une bouteille de gaz dans une cheminée et j'vais finir par te sauter au visage si tu t'approches trop, comme ça a fait avec les autres.
Mais tu sais pas d'quoi tu parles, j'ai essayé ça sert à rien on change pas, on change jamais, et quand bien même de toute façon ici y'a pas de deuxième chance. On efface pas les ardoises,
me dit pas qu't'es pas au courant, qu't'as pas vu ?


☆ ÂGE : 23 yo.
☆ OCCUPATION : animatrice de radio.
☆ STATUT/ORIENTATION : fuire, courir. le plus loin possible. le plus rapidement possible. plus voir, plus entendre, plus réagir. oublier. faire croire que. blesser. oui. c'est ça qu'il faut faire.
☆ POINTS : 200



Sujet: Re: Effleurement (nayung)    Sam 2 Déc - 16:22


effleurement
dans la nacre où le rire brille,
la perle revoit sa blancheur,
Sur une peau de jeune fille,
Le marbre ému sent sa fraîcheur.
(T. Gautier )

⋆ ☽ ⋆ ◯ ⋆ ☾ ⋆


« Evidemment. » sans ponctuation ni exclamation. Il disait ça l’air de rien, toujours si sérieux, sans s’épancher. Yeonghwan avait tant de raisons qu’il ne prendrait jamais la peine d’expliquer. Et puis, ça ne l’intéressait pas au fond. Il ne ressemblait pas à un pantouflard non plus ; évidemment qu’il joggait. D'un ton informel, il ajouta : « Et je fais beaucoup d'autres sports aussi. Tu n'avais pas remarqué que j'avais un corps d'athlète ? Je suis déçu. » Mais Yeonghwan se plaignait faussement, la main sur le cœur. Puis, se penchant encore un peu, il chercha peut-être à voir dans les yeux de la jeune femme quelque chose qu’elle ne disait pas. Mais il écoutait vaguement des absurdités. Matin, chien. C’était précisément les raisons pour lesquelles il ne courrait pas le matin n’est-ce pas ? Avait-il seulement l’air de ce genre d’homme ? Le genre à sortir son chien, à même avoir un chien. Ca ne lui ressemblait pas. Elle devait vraiment le confondre avec un brave père de famille de 40 ans. Là aussi, ça ne l’intéressait pas de dire à quel point il détestait les aboiements, les aboiements qui martelaient des maux contre ses tempes. Et puis, être comme tout le monde, ça ne lui flattait pas l’égo. Mais sans sourire ni fioritures linguistiques, Yeonghwan se contenta finalement d’un net : « Je n’ai pas de chien. » Une évidence. Mais Yeonghwan ne se moquait pas ; il se contentait juste de fixer ce sourire. Ca le laissait pensif. Elle était souvent comme ça, la voisine. Il remarquait tout juste. On ne souriait presque jamais à la maison. Qu'est-ce qui clochait chez eux ? Rien, sourire, c'était peut-être juste plus qu'un truc qui venait naturellement comme ça, qui ne devait plus avoir beaucoup de signification. Enfin, il supposait. Yeonghwan n'était pas un homme très souriant. La réalité peut-être ne lui donnait pas envie de rire. Il pensait que la courtoisie, la politesse, la bonne humeur ne devaient pas nécessairement passer par les courbes des lèvres. Mais c'était vrai que, peut-être, le sourire de Nayung la rendait plus agréable.  

« Pas de chien vivant en tout cas. » Et. Qu'est-ce que c'était censé vouloir dire ? De l'humour ? L'humour ne collait pas à son air si sérieux, à cette figure un peu morne. Son rire était muet. Il lui restait peut-être de l'esprit. Les intentions de Yeonghwan ne se révélaient pas toujours d'elles-mêmes. Autre chose aussi. Yeonghwan n'avait pas envie de rentrer. Il n'y avait rien qui l'attendait, dans cette petite maison confortable. Enfin si, sa fiancée. Mais quelque part ça ne lui avait jamais suffi, il n'aurait pas su l'expliquer autrement. Parfois pour apprécier la chaleur de ce qu'on a, il fallait s'oublier un temps dans le froid. Dans son cas, ça ne suffirait peut-être pas. Mais à quoi bon repousser l'échéance, ça n'était pas si terrible au fond. Il cala ses mains dans les poches de son jogging.  « Comment va ta mère au fait ? » Voilà ce que devait être la courtoisie de Yeonghwan. Au fond, ça ne l'intéressait pas plus que ça, mais ça devait faire partie des convenances.


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