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inferno → jinsun


 


inferno → jinsun
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Sujet: inferno → jinsun    Dim 17 Sep - 23:13
inferno

———
———


pourquoi il part pas sunwoo. pourquoi il reste planté - juste là. juste là dans les locaux, la lumière qui vient plus de l'extérieur, mais tellement fausse qu'elle pourrait le faire passer pour un patient en urgence. juste là, à regarder son bureau, les doigts qui se serrent, l'esprit qui carbure -
il est tard.
tard et ça continue de tourner en boucle dans sa tête, une danse ridicule, minable, deux enfants qui se tiennent les mains - tournent sur eux-même. ça lui file le vertige. il a pas pleuré, sunwoo. il pleure pas, sunwoo. il réagit surtout pas, sunwoo. il pense. il pense alors que la cadence lamine son coeur sur la chaise du pendu - il déglutit. il serre ses doigts. il en veut - veut à quelque chose - quelqu'un, la tête qui tombe en arrière, les cernes qui se dévoilent sous les ombres parsemées. y'a des cadavres autour de lui, du métal déjà travaillé, blanchit ou bien noircit. il voudrait leur confier ses plus inavouables secrets - ils diront rien, ils se tairont.

(ils peuvent se détruire, une fois,
puis deux, puis trois,
ça se répare,
toi pas jinsun, toi pas,
)

le retour de la cavalerie, le retour des grands héros sans leurs épées argentées. puis un cercueil dans le tout - le visage qu'il voulait voir pas apparu. disparu. peut-être là dedans, entre quatre morceaux de bois, à attendre qu'on l'enterre avec honneur, parce qu'il s'est tiré comme il a vécu - face à la réalité, face à -
à -
à -

(putain jinsun,
putain jinsun,
putain, de putain, de bordel, de
putain,
jinsun,
PUTAIN,
putain,
putain,
chier,
chier,
chier,
FAIT -
)

là ça commence à se faire un chemin, là ça commence à remarquer - à sentir le vide qui se creuse. le corps qui se redresse, les pompes qui viennent buter contre le mur, les doigts qui font voler les papiers bien rangés.

(...
...
...
)

le bourdonnement sourd - le répétitif. sunwoo qui -

(arrête, arrête,
arrête, - arr -
- ête - stop,
respire,
putain -
...
...
)

les dents qui se serrent, le battement qui - bam, bam, bam.

(t'es mort dans un bang,
t'es mort dans une détonation,
t'es mort comment jinsun -
...
...
...
)

et la porte qui s'ouvre, et le fantôme qui fait son apparition. qui revient d'entre les soldats envoyés à la boucherie - les fringues terreux, la mine déconfite. il sait pas s'il parle, il sait pas s'il fait quelque chose. le bruit de ses pas à sunwoo qui résonnent dans la pièce, la douleur, la douleur, la douleur, la vraie douleur.
la douleur tellement grande que les phalanges craquèlent, prennent dans l'estomac de l'autre. pas mort jinsun, pas mort. mais ça -

(...
...
)

incapable de récupérer le fil de la pensée, envie d'arracher morceau par morceau. mais il est là jinsun, il respire, il subit - il bouge pas sur le premier coup, ni sur le second. la mâchoire qui prend - qui ne casse pas pourtant. le regard qui se croise, respiration animale, déchirée, les cheveux en pagaille, sunwoo qui -

(...
...
jinsun -
)

le pas en arrière, les poings qui se ferment, se resserrent, se relâchent. se calmer. se calmer. s'apaiser. c'est possible. pas casser, pas briser, pas déconnecter - pas lui. tentative désespérée, le roboticien qui attrape ses cheveux, exerce une pression, les paupières closes - forts, si forts, il pourrait se mettre à prier comme un forcené s'il le voulait.
- putain. parle, parle, parle, c'est un début, c'est un départ, le commencement d'une raccroche au vrai, à la réalité. pas à cette chose qui grouille - il est là, là, là, là, juste ici. désolé j'ai -

(faiblit,
faiblit un peu, pas assez,
juste assez pour rattraper,
juste assez pour que tu captes pas,
juste assez pour que -
)

- j'arrive p - sunwoo qui se mordille la langue, qui inspire, expire. c'est pas le drame en cinq actes. c'est que le premier. donc t'es vivant. se rattraper aux faits, rien que les faits, pragmatique. il est là. y'a sa peau. y'a son visage. y'a ses yeux. y'a son nez. y'a deux jambes. y'a deux bras. y'a sa bouche aussi. y'a tout qui concorde, y'a tout qui va.
bien.
recule encore.
- donc, t'es vivant.

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4.48 psychose ✧ mon esprit est déchiré par l'éclair, qui s'élance de derrière le tonnerre. à quoi je ressemble ? à l'enfant de la négation. d'une chambre de torture à l'autre, une ignoble succession d'erreurs sans rémission.
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le corps et l'âme ne peuvent jamais être mariés. j'ai besoin de devenir ce que je suis déjà et gueulerai à jamais contre cette incongruité qui m'a voué à l'enfer.


et faire l'amour avec toi à trois heures du matin et peu importe peu importe peu importe comment mais communiquer un peu de / l'irrésistible immortel invincible inconditionnel intégralement réel pluri-émotionnel multispirituel tout-fidèle éternel amour que j'ai pour toi.



☆ ÂGE : 27 ans, tiraillé entre jeunesse et basculement.
☆ OCCUPATION : petit prince de la robotique, fasciné, façonné, amené dans ce monde pour créer - et insuffler la vie à ces carapaces métalliques inanimées. ((roboticien))
☆ STATUT/ORIENTATION : ((obsession)) aimer, posséder, casser, réparer, s'excuser. amoureux transi.
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Sujet: Re: inferno → jinsun    Jeu 21 Sep - 14:56
inferno

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———


— bourdonnement sourd dans le creux de l’oreille
comme amer souvenir du monde se disloquant sous ses pieds.
jinsun qu’est revenu ; jinsun pas vraiment vainqueur pas vraiment vaincu
juste de retour avec le coeur lourd
et le corps complètement usé.

ils ne sont pas tous revenus ce jour là.
ils promettaient toujours qu’ils reviendraient, que ça allait aller, qu’après tout ce n’est que pour une semaine et qu’ils allaient pas en crever
ils promettaient ils promettaient ;
jinsun aussi promettait
jinsun aussi mentait.
ça ne se passe jamais comme ça.
l’autre soldat, lui, n’est revenu qu’à moitié ; l’âme en dérive quelque part au moyen orient, sa dépouille déchiquetée par la violence d’un monde hurlant
ramenée dans une boîte en espérant rassurer la famille
leur dire qu’il a pas trop souffert, qu’en bon soldat il a su mourir en enfer
pour revenir au paradis
comme si un jour on pouvait réellement quitter l’hadès dans lequel il s’est délibérément enfermé.

les chevaliers pourvus d’épées de feu qui ont voulu transcender les dragons
ont finalement finalement fini par se consumer comme du charbon
et l’un est resté à l’état de cendres.

jinsun n’était pas rentré avec les autres.
pas par choix ; par nécessité.
laissant ses hommes seuls pour ramener le corps délaissé.
ils l’attendaient ; c’était lui qui devait annoncer sa mort, qui devait briser sa famille
lui qui devait parler de son honneur ;
lui qui devait dire qu’il n’avait jamais eu peur–
qu’il n’avait pas su protéger son soldat, qu’il regrettait qu’il ne soit pas
celui qui y soit resté.

il était trop jeune il était trop jeune.

(on leur dit souvent ; ce sont les risques du métier)

besoin d’air.
à peine arrivé, commandant tout juste salué
jinsun qui se rue presque jusqu’aux labos
persuadé d’y trouver le guérisseur de ses maux ;
manque d’oxygène qui lui serre le coeur, jinsun au bord du gouffre
qui n’a pas le droit aux pleurs,
faut juste retenir son souffle
retenir son souffle retenir son souffle
pour ne pas exploser devant ceux qui l’ont en estime.

fin sourire sur ses lippes tailladées
par le sang par le sable par la terre desséchée
en te voyant, dressé là,
toi bien debout
lui déjà à terre
sachant que tu le relèveras
qu’il n’a pas à s’en faire.

quelque chose cloche

ce qui est souvent si bien ordonné complètement foutu en l’air ;
jinsun qui sait que c’est pas dans ton habitude de te taper des coups de colère
(s’il savait)
il entre, il te regarde ;
ouvre la bouche
perçoit dans ton regard.
se coupe.
s’arrête.
attend.
(attendre quoi ?)

l’estomac qui se plie sous le coup de tes poings
jinsun qui écarquille les yeux, qu’a même pas réagit
fatigué
surpris
de voir que l’homme aimé
est peut-être plus sombre que les nuits d’orient

jinsun qui pourtant ;
n’esquisse pas le moindre mouvement
alors que le second coup part, pourtant prévisible
s’écraser contre sa mâchoire, nuisible
lui faisant cracher quelques gouttes d’essence vermeille
qui tâchait déjà le reste de ses vêtements.
jinsun.
qui roc.
ne tombe pas.
ne bouge pas.
reste et demeure ; bien enraciné dans le sol
tandis que son coeur s’envole
et termine bousillé sous tes pieds.

jinsun
qui ne comprend pas.
jinsun
qui, surtout, ne t’arrête pas.

il vacille un peu.
il se casse un peu jinsun.
jinsun qu’est pas héros –
il s’effrite lentement par l’érosion du temps
et de tes coups.

il s’humecte les lèvres ; tente de reconnecter
tente d’assimiler ce qu’il vient de se passer.
est-ce qu’il le mérite ?
c’est ce qu’il se demande ;
est-ce qu’il le mérite ?

après tout ;
il est revenu de l’enfer
il a combattu l’hiver.

p o u r q u o i

regard vers toi.
les paupières closes,
contrôle.
jinsun qui capte rien.

qui te voit reculer, respirer
l’inquiétude qui transparait.

ah. c’était donc ça.

pragmatisme qui revient au galop aussi frappant que tes jointures percutant son corps rouillé
qui le laisse une fois de plus silencieux
jinsun qui sait pas quoi dire quoi formuler

tu le croyais mort

et pourtant tu l’as frappé ;

c’est mérité c’est mérité.
c’est ça jinsun, tu l’as bien cherché.
même s’il y était pas pour grand chose –
ça reste sa faute que le silence est resté
qu’on a pas révélé qui était dans le cercueil ;
parce que c’était à lui de le dire. de l’annoncer.

et il était pas là.

la main contre la joue ; ecchymose qui va pointer le bout de son nez le lendemain
on dira que c’est comme une blessure de guerre
mais en réalité c’est une marque passionnelle
il s’appuie sur le bord de la table la plus proche, secoue la tête légèrement
histoire d’essayer de remettre ses idées en places
il y a tout qui fuse dans son crâne comme un préface
à l’idylle qui va suivre.

ouais. j’suis vivant. enfin je crois.

tu sais sunwoo ;
il va pas pleurer
il le fait jamais tu le sais ;
mais il avait besoin de ton épaule pour s’appuyer
pour essuyer les larmes invisibles
après chaque retour parmi les vivants.

essayer de comprendre
ce qu’il vient de se passer ;
ça vient toujours pas.

j'suis content de t'revoir, sun.

sa faute sa faute sa faute ;
erreur, blasphème contre l’apôtre porteur de mauvaises nouvelles.

j’suppose que je dois m’excuser. pour pas avoir signalé que j’étais en vie. j’suis rentré dès que possible.

tenter de se justifier ;
pourquoi il est en retard pourquoi il rentre trop tard
mais il rentre au moins
non ?
pourquoi essayer de le briser
alors qu’il est déjà à deux doigts de s’effondrer ?
la fatigue qui le rattrape.

et voir ton visage comme paniqué ;
électrochoc, retour à la réalité.

j’vais bien sun. j’sais que t’étais inquiet, ça se voit, alors t’en fais pas.

la tête jetée en arrière pour ravaler le goût du sang.
il se redresse, presque toujours aussi vaillant.

mais j’veux bien une explication, j’suis pas sûr de piger toute l’histoire.

regard.

me croire mort t’as tant donné envie de me frapper qu’ça ?

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il lui a dit qu'il l'aimait alors que sa tête claquait avec force sous l'amour de ses poings.


☆ ÂGE : vingt-huit ans et coeur déjà usé, saigné, dépareillé.
☆ OCCUPATION : de jeune soldat il devint sergent défectueux ((sergent major))
☆ STATUT/ORIENTATION : il tombe il se relève ; il tombe il se relève ; il tombe il se brise.
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Sujet: Re: inferno → jinsun    Ven 22 Sep - 11:03
inferno

———
———


le frisson. le bug. la matrice qui veut pas redémarrer. error404 jusque dans les yeux. sunwoo qui baisse les yeux, les ferme, fait taire la musique incessante qui traîne en vieux jingle d’ascenseur dans sa tête. inspiration, expiration, l'envie de tout relâcher, l'envie de chialer, l'envie de faire l'enfant qui s'est fait mal en tombant de la balançoire en ayant eu l'audace de monter trop haut - toucher les étoiles, squatter la lune, ça a toujours été son idéal. monter, monter, jamais se vautrer. sunwoo qui le fait d'assez haut, façon building en pleine descente suite à une explosion. ça tangue, ça frappe, ça file le tournis, il est plus sûr de bien ressentir la terre sous ses pieds, le béton qu'est venu tout gâcher. la voix de jinsun qui vient pourtant apaiser - ou attiser un peu plus les flammes rongeuses, qui derrière elles, ne laissent qu'une fumée verte de crasse. l'énervement, son petit exorcisme à son paroxysme. les mains sur la face, le bas du dos qui vient prendre un peu d'équilibre contre le bureau.

(j'voulais p -
reviens, arr-
stop, stop,
stop,
)

l'ultrason dans les oreilles, les dents qui se serrent - la perte des sens progressive. se modérer. se calmer. s'apaiser. faire taire les nerfs qui sont déjà lancés dans la bataille, grenades dans les deux mains pour tout ravager - l'être aimé y compris. soldat bafoué, soldat demandé tant il connaît les secrets d'un terrain gardé. jinsun, un peu détenteur des secrets, voleur, tueur, sauveur.
- désolé j'voulais p- phrase impossible à terminer, à mettre un point qui pourrait aider à la compréhension. sunwoo dans sa propre perdition, la honte qui vient se mêler, la panique pour venir l'aider, l'embrasser avec tellement de passion qu'il se laisserait presque tomber - sans broncher. les bras qui se relâchent, tombent le long de son corps puis viennent entourer son propre estomac. sunwoo qui pourrait s'étouffer s'il le voulait. les cheveux en bataille, le regard dans le creux.
- c'est pas - douce anxiété. un cocktail qu'il aurait préféré éviter. son pied droit qui vient taper, lapin de dessin-animé qui montre son animosité. lui qui cherche un rythme outre que les battements de son coeur à la dérive. j'ai - soupir.

- putaaaaain.

la tête qui tombe en arrière. sunwoo hors de sa zone de confort - qu'aurait préféré rester digne devant le supérieur, devant l'aîné, devant l'amant en danger. jinsun aux yeux fermés façon porte blindée.
- j'sais pas jinsun je - trouver des arguments, bien les monter, la migraine qui vient attaquer, tentative de comprendre d'où viendrait cette saloperie l'ayant laissé pour banal possédé. je m'suis pas contrôlé. j'ai tellement psychoté toute la journée et -
c'est pas excusable pour autant,
c'est pas pardonnable,
et jinsun, lui, il est cassable. mine qui se change, apeurée, les paupières bien relevées, sunwoo qui regarde l'étendue des dégâts - frappé assez fort pour faire un peu saigner.
- désolé.

(mauvais endroit, mauvais moment,
le monstre qu'a la dalle, qu'a les crocs,
qui veut pouvoir bouffer à sa faim,
qui veut pouvoir faire taire les grognements,
qui veut se rendormir pour au moins mille ans,
)

- j'ai cru que c'était toi.. dans le - un temps. ça explique pas mais je - esseulé. sunwoo qui retrouve étrangement un surplus d'empathie, d'humanité.
- j'suis content de t'voir aussi.
murmure en fond, oublié dans les coulisses. les iris qui se mettent à briller. sunwoo qu'aurai eu plus raison de jouer au pendu qu'à la boxe sur fond de vie réel. effroi soudain.

(tout gâché -)

le sang qui pulse pourtant, l'envie de le serrer - jamais relâcher. l'envie de s'y fondre, de réparer ce qui a été abîmé - jinsun l'homme-patchwork sans cesse modifié. amélioré. fierté de la nation - qui aurait plus gagné à être loin de la bête.

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le corps et l'âme ne peuvent jamais être mariés. j'ai besoin de devenir ce que je suis déjà et gueulerai à jamais contre cette incongruité qui m'a voué à l'enfer.


et faire l'amour avec toi à trois heures du matin et peu importe peu importe peu importe comment mais communiquer un peu de / l'irrésistible immortel invincible inconditionnel intégralement réel pluri-émotionnel multispirituel tout-fidèle éternel amour que j'ai pour toi.



☆ ÂGE : 27 ans, tiraillé entre jeunesse et basculement.
☆ OCCUPATION : petit prince de la robotique, fasciné, façonné, amené dans ce monde pour créer - et insuffler la vie à ces carapaces métalliques inanimées. ((roboticien))
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Sujet: Re: inferno → jinsun    Mar 26 Sep - 23:13
inferno

———
———


— le corps qui vole.
(le corps qui s’envole).
qui se décolle sous la force de tes poings.
le corps qui vibre encore après l’acte soudain ;
jinsun qui ne bouge plus, ressent encore tes jointures dans ses tripes
qui te fixe
qui te fixe
qui ne sait pas quoi dire.
pas quoi faire.
quoi comprendre.

considérer l’amant
considérer l’aimant qui magnétique de tes yeux.
essayer de se redresser, de pas perde de splendeur
jinsun descendu du piédestal déjà trop bas
jinsun qui n’a plus que la saveur
de ses sentiments pour toi ;
et même ça ça tourne mal.

h y p n o s e
tes mots fouillis tes mots perdus
tes mots un peu dépourvus
de sens de grammaire et d’esprit
comme un immense cafouillis
que tu tentes désespérément d’organiser.

et il te regarde, toujours
et il te regardera jusqu’à ce que meurt le jour ;
les sentiments qui ne s’effacent pas,
les sentiments qui restent, qui demeurent,
bien ancré dans sa peau, gravé dans ses os, imprimé le long de ses muscles
les sentiments qu’il aimerait diluer un peu parfois ;
qu’il aimerait diluer dans des larmes qu’il n’a pas.

jinsun qui te regarde.
jinsun qui a l’impression d’avoir loupé le coche
tandis que tu décoches
un nouveau coup de poing par ta simple parole.
le gamin qui n’arrive pas à s’exprimer ;
l’enfant qui a fini par abdiquer.
l’homme devenu gosse pour fuir la réalité.
et même ça jinsun l'accepte.

et comme un cri d’effroi venu d’ailleurs
jinsun vient presque rageusement essuyer la liqueur
qui coule méchamment de sa bouche.

longue inspiration.
faire le point.

ce n’est pas grave.
ce n’est rien.
juste.
qu’une égratignure de plus
sur ce corps sans lendemain.
sur cet enveloppe charnelle
chair à canon ;
pour les hommes en colère
ou pour les amants aux poings de plomb.

j’vois. t’as flippé.

et jinsun il sait que lui aussi il serait devenu fou
d’avoir le doute de pas savoir qui a fini dans le trou
creusé par les bombes là-bas au moyen orient
là où très souvent le soleil meurt avec femme et enfants
et les soldats, aussi
les soldats du trépas.

mais jinsun il ment aussi à sa façon,
refuse d’en tirer une leçon ;
affirmant pouvoir observer
quelque chose dont il est aveugle.
il voit que t’as flippé
mais ça lui dit pas pourquoi tu l’as frappé.
c’est pas concordant ;
jinsun le sait mais il ment il ment il ment
à lui-même et à toi qui le malmène
le soldat qu’on croyait de fer, mais aussi fragile que des chrysanthèmes–
un peu plus et les pétales délicats finiront par céder sous le poids
des cauchemars d’ici et d’ailleurs ; ceux qui le guettent là-bas mais aussi aux côtés de celui qu’il considère comme sculpteur
de son être tout entier.

c’est pas moi. j’suis là.

amer regard ;
amers regrets.

mais j’devrais pas. j’veux dire. lui il le méritait pas. il était sous mes ordres.

le sergent qui culpabilise
(encore)
passant sa main dans sa nuque comme pour dénouer les noeuds dans son cou comme des
(remords)
le foutant à genoux.
jinsun qui le pense vraiment ; jinsun qui s’est donné pourtant.

il se tait un instant, n’ajoute rien ;
il n’a pas envie d’en parler.

c’était mérité. je te pardonne.

cette fois
et les suivantes
impossible de perdre la foi
en tout ce que tu représentes.
léger sourire qui se trace sur ses lèvres
le bonheur de te revoir qui n’efface pas les cicatrices
mais qui les cache un instant.

un pas vers toi ;
il s’arrête.

t’aurais du aller te coucher.

sourcils qui se froncent tandis que ses prunelles te détaillants
la mine usée, fatiguée
brûlée par l’attente et l’inquiétude sûrement.
jinsun qui fait une fois de plus face à une culpabilité
qu’il ne peut pas vraiment justifier, ni assumer.
il n’a pas eu le choix.
et parfois, il aimerait se retourner, dire non.
(et il se rappelle du sort réservé aux déserteurs).

ça se voit que t’es crevé.

conseil d’un aveugle à un sourd ;
parce que vous êtes tous les deux dans le même bateau,
cargo en dérive navire qui prend le large sans vivres
déjà percuté par les flots
et les embruns de cette relation qui devient, dès cet instant
t o x i q u e.

sunny…

ne pas hésiter à l’envie ;
te prendre dans ses bras.
te serrer
te serrer si fort qu’il pourrait te briser
qu’il pourrait te fracasser –
mais jinsun incapable de le faire
affaibli lui aussi
par la guerre dans le désert et celle de ses sentiments.

ne t’en fais pas. tu sais que je te pardonnerai n’importe quoi, hein ?

et tant pis s’il n’y a plus de lendemain.



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il lui a dit qu'il l'aimait alors que sa tête claquait avec force sous l'amour de ses poings.


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Sujet: Re: inferno → jinsun    Mer 4 Oct - 13:18
inferno

———
———


l'exercice qui marche, l'exercice qui fonctionne, l'exercice qui, en soi, est seulement un problème à résoudre. il y a une suite logique, il y a une réponse évidente en fin de course, qui, une fois découverte laisse plus bête que durant la lecture. l'exercice qui est censé canaliser, l'exercice qui, inventé de toute pièce par un autre, reprend les bases d'une concentration simple. celui qui sauve - non pas des balles - celui qui aide - non pas une main tendue - celui qui apaise - non pas qui soigne.

(tu dois compter sunshine -)

1, 2, 3, 4

(très bien, continue comme ça -)

5, 6, 7, 8

(tu dois compter sunshine, encore -)

20, 30, 40, 50

(respire, continue, allez -)

66666666666666

l'envie de s'arracher les oreilles, l'envie de faire taire la petite voix - la conscience au timbre familier. l'envie de se tirer, l'envie de tout recommencer, l'envie de tout refaire, de tout briser, l'envie de danser sur une tombe déjà profanée. l'envie de - inspiration profonde. à continuer à se perdre dans les pensées, jinsun qui étouffe les ondes bien trop mauvaises. la lèvre pincée, la lèvre mordue, la lèvre qu'il se met à arracher de ses dents blanches. sunwoo au coeur de colibri - trop de battements à la seconde.

666 999 666 999

répétition, collision dans son crâne - petite apocalypse. jinsun qui pardonne, jinsun qui aime malgré tout, jinsun qui vient attraper, enlacer, égorger le taureau pour abréger ses souffrances - il ne peut que le remercier. sunwoo qui ose à peine toucher, bras ballants qui flottent le long de sa carcasse décharnée. jinsun, ce torrent qui vient éteindre l'incendie - jinsun, jinsun, jinsun, jinsun.
sunwoo qui se blottit,
sunwoo qui prend sa chaleur telle qu'elle peut venir. tout qui retombe, tout qui s'étiole, les jambes qui menacent de craquer - en deux.
- j'suis désolé, désolé, désolé, désolé, désolé. le murmure honteux, le regard qui se perd sur l'horizon du sol, qui prierait presque pour un tremblement de terre, pour que la donne change. presque tenté, sunwoo, de lui dire de se tirer - de filer avant de se faire dégommer. les bras qui s'enroulent, attrapent la taille, les yeux qui se ferment - forts, si forts, le marmot qui se met à prier.
- je pouvais pas dormir.
pas avec ce doute qu'il allait jamais revenir, pas avec cette tension pesante dans l'estomac, au creux du coeur de plus jamais pouvoir -
- t'as pas à m'pardonner ça. inspiration profonde, visage qui se redresse, iris qui se mettent à briller - sunwoo fatigué au point de se laisser le bénéfice de la pleureuse en fin de journée. la salive qu'a du mal à passer, qui déglutit, quelques doigts qui viennent passer sur la mâchoire encore chaude du coup donné - il touche tout juste.

- t'auras... sans doute... un bleu... pas de sang, pas de sang pour beugler, pas de sang pour faire remarquer, pas de sang pour souligner qu'il a dépassé les bornes. pas de sang pour mettre en danger, pas de sang pour rappeler qu'il est mauvais. la tête basse, l'échine courbée, sunwoo soumis à ses propres contrariétés, qui recule un peu, faire une courbette dans les règles de l'art - qu'il lui mette un coup de godasse dans la face.
- j'suis désolé. j'ai rien pour me défendre. ni argumenter, ni - ni réfléchir.

1, 2, 3, 4

(recommencer à compter,
sunny, sunshine,
de soleil sur mesure, de soleil,
qu'en a que le nom, pas toute la construction,
soleil factice, soleil artificiel -
)

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4.48 psychose ✧ mon esprit est déchiré par l'éclair, qui s'élance de derrière le tonnerre. à quoi je ressemble ? à l'enfant de la négation. d'une chambre de torture à l'autre, une ignoble succession d'erreurs sans rémission.
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☆ MESSAGES : 319 ☆ ARRIVÉE : 08/09/2017 ☆ PSEUDO : kinjiki ☾ // laura ☆ DC : noway. ☆ AVATAR : woo jiho ((zico/blockb)) ☆ CRÉDITS : laurenamour. ♡ ☆ WONS : 358

le corps et l'âme ne peuvent jamais être mariés. j'ai besoin de devenir ce que je suis déjà et gueulerai à jamais contre cette incongruité qui m'a voué à l'enfer.


et faire l'amour avec toi à trois heures du matin et peu importe peu importe peu importe comment mais communiquer un peu de / l'irrésistible immortel invincible inconditionnel intégralement réel pluri-émotionnel multispirituel tout-fidèle éternel amour que j'ai pour toi.



☆ ÂGE : 27 ans, tiraillé entre jeunesse et basculement.
☆ OCCUPATION : petit prince de la robotique, fasciné, façonné, amené dans ce monde pour créer - et insuffler la vie à ces carapaces métalliques inanimées. ((roboticien))
☆ STATUT/ORIENTATION : ((obsession)) aimer, posséder, casser, réparer, s'excuser. amoureux transi.
☆ POINTS : 469



Sujet: Re: inferno → jinsun    Mar 17 Oct - 21:31
inferno

———
———


— y’a le compte à rebours qui se déclenche
s’enclenche
encore
s’arrête –
reprend.
y’a le compte à rebours qui cliquette dans sa tête
écho inlassable
mauvaise sentence,
la tension palpable ;
les sentiments comme voile
pour cacher la bombe artificielle
façonnée de tes doigts.

(et jinsun il en voit tous les jours des mines)
des trucs qui pètent qui explosent en pleine gueule ;
(et jinsun il en voit tous les jours ces trucs plus puissants que des carabines)
à deux doigts de mourir
sauf que cette fois-ci, aucune adrénaline –
le calme plat
le silence
le vide peut être
une sérénité
qui ne devrait pas exister.

MAIS C’EST QUOI TON PROBLÈME JINSUN ?
il entend rien.
il te regarde.
il t’attend.
les prunelles qui vacillent
– un temps –
les pupilles qui scintillent
– un instant –
les mots qui prennent aux tripes, à la gorge,
qui arrachent la trachée
embrasent les cordes vocales
le laissent muet
devant les excuses inévitables.

il y a le crépuscule qui s’abat
la lave qui s’éteint
le charbon qui reste
la nuit comme ivresse –
la colère redescendue
la perte survenue ;
il y a tes yeux qui cherchent
qui cherchent
qui trouvent pas
tes yeux qui se baladent qui se fixent pas –

panique panique
mains qui tremblent
jinsun stoïque
lui aussi calme que les étendues d’eau sur les lacs d’amérique
dont aucune onde n’ose fendre la surface
juste le reflet
(juste la vérité)
renvoyée en pleine face.

alors jinsun
alors que tu recules
il attrape tes mains.

c’est rien.

les doigts qui se desserrent,
les yeux qui se ferment ;
le cou balancé sur le côté
ça craque
dans un clac ;
essayer de se remettre les idées en place.

j’m’en fiche vraiment, sunny.

et si c’était ça le fond du problème
et si c’était ça qui fait qu’il se malmène
semblant de militaire
les joues qui se creusent
la dalle qui se rallonge ;
du plomb dans l’estomac
« c’est pas grave »
ça ne l’est que quand il s’agit des autres ;

et lui
et lui
lui ?

lui eh bien.
il s’oublie.

j’suis un peu surpris mais j’suppose que je dois m’en prendre qu’à moi même.

esquisse de sourire ;
l’humour qu’essaye de revenir –
jinsun il a perdu un gars l’autre jour
il va pas boire ce soir
pendant trois jours d’affilé
jusqu’à ne plus en pouvoir.

ce soir.
oui ce soir ;
seul dans sa chambre, lorsque les lumières seront éliminées
lorsque la pénombre sera de compagnie ;
jinsun pleurera.

j’sais pas si je dois être content que tu te rappelles comment faire une droite ou non ? faut croire que j’suis pas mauvais instructeur.

regard qui se lève ;
pas mauvais instructeur, non
juste mauvais supérieur

t’fais pas de bile. j’en ai vu d’autres. ce bleu là se confondra dans les autres.

dans les autres ecchymoses dans les autres
marques laissées par quelques névroses
des traces de balles de coups ;
des bruits de détonation des corps qui tombent  –
le cercueil bien cloué les gars laissés
ou ramenés en pièce.
d’autres plaies parfois tout juste couturée ;
jinsun pas encore conscient
que l’enfer ça sera aussi lorsqu’il sera rentré.
mais ;
comme il le dit souvent

« ce n’est pas grave »

jinsun de toute manière
a commencé à dévaler le styx depuis bien longtemps
sunwoo tu dois pas t’en faire ;
tant que t’es là t’arrives à le retenir avant
qu’il ne finisse par sombrer
au fond du fleuve maudit.

si tu t’sens désolé pour moi sunwoo, j’saurais plus comment te protéger.

laisse le encore
être ton chevalier.



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écrasé.
broyé.
brûlé.
noyé.
puis assoiffé.
désespéré.
amour(h)aché.
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☆ MESSAGES : 236 ☆ ARRIVÉE : 13/09/2017 ☆ PSEUDO : sial ☆ DC : ikeda naoko ☆ AVATAR : ji changwook ☆ CRÉDITS : moi ☆ WONS : 287
POUDRE DE PLOMB COULEUR CARMIN SUR SES DOIGTS COUPABLES



il lui a dit qu'il l'aimait alors que sa tête claquait avec force sous l'amour de ses poings.


☆ ÂGE : vingt-huit ans et coeur déjà usé, saigné, dépareillé.
☆ OCCUPATION : de jeune soldat il devint sergent défectueux ((sergent major))
☆ STATUT/ORIENTATION : il tombe il se relève ; il tombe il se relève ; il tombe il se brise.
☆ POINTS : 389



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